AAA

"Lors d'un voyage scolaire en Allemagne, un jeune professeur découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d'un détenu dont la ressemblance avec son propre père, Adrien, le stupéfie.

Rentré en France, il retrouve son père, sa famille, mais le souvenir de la photographie ne le quitte plus. Il décide alors de se lancer dans une recherche qui va bouleverser sa vie." (extrait 4e de couverture).

Deux thèmes s'entrecroisent dans ce roman. Celui du mal absolu, lié à l'existence des camps de concentration et celui des transmissions familiales et des secrets. J'ai déjà beaucoup lu de romans ou de documents sur les camps de concentration, je n'ai donc hélas pas été très surprise par ce qu'expose le narrateur. Néanmoins, il soulève un certain nombre de questions inévitables pour la 3e génération, qui ne trouvent pas forcément de réponse et continuent à nous trotter dans la tête.

Je me suis cependant davantage attachée à l'histoire personnelle de ce jeune professeur à qui ses père et grand-père ont caché une information importante. J'ai été frappée par la froideur des hommes de cette famille, issus d'une bonne bourgeoisie normande travailleuse et sévère. Peu à peu, au fur et à mesure des recherches, les personnalités s'enrichissent, rien n'est si simple et le fait que le narrateur tombe amoureux d'une jeune allemande, petite-fille de nazi, complexifie encore l'intrigue.

J'ai avancé de plus en plus vite dans le livre, tenaillée par l'envie d'en savoir davantage, la progression de l'histoire est habile, le style coule tout seul jusqu'à la révélation finale, que je n'avais pas anticipée.

Partant d'un sujet beaucoup traité, l'auteur a réussi à faire un livre très personnel. Une bonne découverte.

Merci à Cathulu.

Les avis de Clarabel Dominique Fashion Lily Papillon Sylire

Cuné a une petite réserve.

Anne a nettement moins aimé.

Fabrice Humbert - L'origine de la violence - Le passage - 2009