Le goût des livres

Envie de partager mes lectures, mes sorties, mes balades ...

25 novembre 2009

Vers l'aube

AB"Murdo Munro travaille dans les forêts de son île natale sur la côte ouest de l'Ecosse. Il s'est depuis longtemps résigné à sa solitude et à l'hostilité froide de sa femme, lorsque, le jour du mariage de sa fille, devant la perspective du face-à-face conjugal qui l'attend, il décide de brûler sa maison et de disparaître. Munro marche dans cette forêt qu'il aime, monte dans un bateau et va rejoindre la ferme de sa soeur". (4e de couverture).

A partir de là, Murdo va se lancer dans une errance incessante, sans parvenir à décider vraiment ce qu'il va faire maintenant de sa vie et s'il va ou non affronter les conséquences de son acte.

Au terme de ma lecture, je suis très partagée. Il y a des descriptions de nature somptueuses. Munro est garde-forestier, il est habitué à vivre rudement et à observer les animaux et la forêt. Il y a quelque chose d'envoûtant à suivre sa fuite éperdue dans des paysages que l'on devine d'une austère beauté.

"En passant le sommet d'une côte, Murdo déboucha au-dessus d'une petite vallée suspendue. Entourée de blocs de roche bas et tordus, sa surface était parfaitement plate, une prairie fermée d'herbes beiges et vertes brillant au soleil et à l'abri du monde extérieur. Tout au bout, ou un col étroit formait une entrée naturelle, deux jeunes cerfs cessèrent de paître pour lever la tête et, avec une force naturelle, firent demi-tour et disparurent bientôt. Au-dessus de cette ouverture, un faucon crécerelle, effrayé un court instant, changea de cap et prit une nouvelle posture vibrante dans les airs".

Seulement voilà, Murdo, le personnage principal, m'est apparu très vite antipathique. A l'aube de ses 60 ans le bilan qu'il fait de sa vie est terrible et sa solitude totale. C'est un homme qui a vécu passivement, n'a pas réagi quand sa femme s'est détachée de lui, ni quand elle s'est arrangée pour empêcher tout lien avec sa fille. Il s'est contenté de se refugier dans l'alcool, comme beaucoup d'autres sur l'île. Il est dépeint comme un être assez frustre, bourré de tics, sans grande personnalité.

Sa première étape, chez sa soeur Bessie à laquelle il est très attaché est le moment où j'ai ressenti le plus d'intérêt pour lui, il semble avide de contacts humains, il veut croire à une nouvelle vie, jusqu'au moment où un évènement le fait reprendre précipitamment sa fuite en avant.

J'ai éprouvé de plus en plus de malaise à le voir se dérober constamment devant tout ce qui le perturbe, continuer à dissimuler la vérité et à tergiverser sans cesse. Finalement, il aura passé sa vie à fuir et à se taire, malgré toute la rage accumulée. Quand il retrouve un peu de courage, il s'effondre vite dès que la réalité le rattrape. Comme nous ne voyons l'histoire qu'à travers lui et qu'il est souvent seul, j'ai eu l'impression de tourner en rond.   

Les descriptions de la nature, aussi magnifiques soient-elles m'ont paru prendre trop de place par rapport à l'histoire. Ces réserves sont très personnelles, je ne voudrais décourager personne de le lire, l'écriture est très belle et d'autres lectrices ont ressenti de l'empathie pour Murdo.

Merci à Keisha qui, très près d'un gros coup de coeur, en a fait un livre-voyageur.

Kathel n'a pas été convaincue non plus. Marie pense que c'est un roman magnifique. Pascale a été séduite.

Vers l'aube - Dominique Cooper - 186 pages
Editions Métailié - 2009

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24 novembre 2009

Il fait novembre en mon âme

Rayures d'eau, longues feuilles couleur de brique
Par mes plaines d'éternité, comme il en tombe !
Et de la pluie et de la pluie - et la réplique
D'un gros vent boursouflé, qui gonfle et qui se bombe
Et qui tombe, rayé de pluie en de la pluie.

- Il fait novembre en mon âme -
Feuilles couleur de ma douleur, comme il en tombe !

                                                           Emile Verhaeren.

Automne_2

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23 novembre 2009

Tag d'automne

J'ai été taguée il y a déjà un moment par Pascale et je dois dire quelles sont les 7 choses qui rythment mon automne :

1 - Les tags ! ils n'ont jamais autant circulé me semble-t-il, j'en ai encore un en retard, je n'arrive pas à suivre !

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2 - Les expositions. Il y en a tellement que le choix est difficile à faire. J'ai vu récemment Soulages au Centre Pompidou, les budhas de Shandong au Musée Cernuschi et Fabienne Verdier à la galerie Jaeger Bucher, le tout à Paris. En prévision, "les nuages" au musée Malraux du Havre, "elles" au Centre Pompidou, Michaël Kenna à la Bibliothèque Nationale etc .. etc ..

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3 - Je confectionne mes yaourts moi-même ! j'en parlais depuis longtemps, c'est fait, je suis dans une série aromatisée au thé.

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4 - Avez-vous remarqué que l'on ne trouve plus de vrais pulls d'hiver ?. Ce sont de petites choses qui ne couvrent rien, ou qui sont ridiculement légères. Tout çà pour dire que je songe à me remettre au tricot, abandonné depuis bien longtemps. Mais saurais-je encore ?

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5 - Mon blog a un peu plus d'un an et j'éprouve le besoin de bouger un peu. Je ne peux plus mettre de vidéo sans détraquer tout, ce qui me manque. Alors, devrais-je changer de blog, de plate-forme, ou simplement de bannière ? Je réfléchis.

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6 - La lecture, évidemment et toujours plus. Les livres voyageurs vont, viennent, les offres diverses, la bibliothèque, les tentations multiples, je ne sais plus où donner de la tête ..

Pietro_Antonio_Rotari

7 - Et pour terminer, j'écoute en boucle

Découvrez la playlist

Qui ne l'a pas encore fait et veut continuer ?

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22 novembre 2009

Coussins câlins ..

En cette période de recherche d'idées et de cadeaux, je vais vous faire une suggestion bien sympathique. La copine d'une copine se lance dans la création artisanale de coussins à câlin pour nos chères petites têtes blondes (et brunes).

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Plus tard, viendront les petits meubles décalés. N'hésitez pas à aller lui rendre visite sur son site papier ciseaux

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BON DIMANCHE   

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20 novembre 2009

L'argent, l'urgence

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"Stop. Règle n° 1 : ne pas se laisser abattre. (vous vous l'êtes promis, non ?). Ce n'est pas le moment. Cà commence à peine. Une journée à tenir (la première). Si vous laissez le découragement vous atteindre dès le début, cela va vous paraître interminable. Cà le paraît déjà (je sais). Mais (gare) çà peut être pire. Respirez. Mieux. Respiration profonde. Encore. Oui. C'est mieux. Du mouvement. Ne restez pas inactive. Faites quelque chose. N'importe quoi (d'autre)."

Quel livre coup de poing ! J'ai été subjuguée par l'écriture qui rend à la perfection l'état dans lequel se retrouve la narratrice. Elle est contrainte d'accepter un travail qui ne lui convient pas du tout pour éponger les dettes qui s'accumulent. Son compagnon qui n'est nommé que sous le vocable "l'homme-à-élever" la pousse à accepter ce travail, lui-même ne pouvant pas en chercher un (trop fragile).

Elle y laisse peu à peu son âme, ses forces, ses désirs, ses envies. Avant, elle avait un atelier et créait des pièces uniques. Au début, elle résiste en allant se réfugier à l'atelier pour y retrouver ses pensées bien à elle, mais l'homme-à-élever l'en déloge peu à peu. Elle se laisse vampiriser par lui jusqu'à perdre de vue sa propre personnalité.

Elle glisse vers une non-vie où elle ne ressent plus rien, même plus la nécessité de se dégager de ce travail qui la dévitalise complètement, et de l'homme-à-élever qui ne pense qu'à lui. Au moment où l'on désespère de la voir se sortir de là, une étincelle survient qui lui permet de reprendre doucement sa vie en main.

"Comprendre. A ce point. Excuser. Qui vous a appris çà ? De nos jours ! Education réussie (c'est du joli). A l'ancienne (vous çà ne compte pas). Réussie dehors. Dehors seulement. Parce que dedans, çà hurle. Cà hurle dans votre tête (migraine). Cà hurle dans chacune de vos cellules : qu'il vous lâche. Qu'il vous lâche enfin. Que surtout (oui surtout) il arrête de s'occuper de vous. Que surtout (oui surtout) il s'occupe de lui (Et vous ? vous vous occupez de qui ?). Dedans çà hurle : et que surtout merde il laisse votre argent, votre putain d'argent que vous vous emmerdez tant à gagner, qu'il le laisse tranquille. Tranquille."

J'ai rarement eu l'impression aussi forte d'être dans la tête de la narratrice. Les phrases très courtes, seulement un mot parfois, les parenthèses, rendent admirablement ce qu'elle pense, ce qu'elle devrait penser et faire (d'après elle) et ce qu'elle suppose que les autres voient. Elle est d'une implacable lucidité, ce qui ne lui donne pas pour autant la force de réagir, sauf à la fin.

Les premières pages m'ont déconcertée, mais très vite j'ai adhéré au style et n'ai eu aucun mal à me couler dans l'histoire. Je vais vite lire un autre roman de l'auteur.

Merci à Anne pour cette belle découverte.

L'avis d'Antigone

Le billet de Pierre Assouline

L'argent, l'urgence - Louise Desbrusses - 170 pages
Editions P.O.L. - 2006
   

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18 novembre 2009

Marée basse

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Veules-les-Roses

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17 novembre 2009

Cabine commune

AAAA

- Dites, il est taille basse ce pantalon ?
- Oui, un peu
- C'est insensé ! on ne peut plus trouver un pantalon normal. Je suis consternée.
- Je sais Madame, c'est la mode qui veut çà. Il faut prendre l'habitude .. Je vous assure, on s'y fait.
- Ah non, je ne pourrai jamais m'y faire ! J'ai toujours l'impression que je vais le perdre, qu'il va tomber, et puis les collants dépassent. Et quand vous levez les bras hein ? Je suis bibliothécaire, moi. Dans un lycée. Vous imaginez, si j'attrape un livre devant une flopée de mômes et qu'on voit mon ventre à chaque fois ? Pire ... ma culotte ?
- Vous exagérez .. nos pantalons ne sont pas taille basse à ce point. Vous devriez essayer celui-ci. Et puis ne vous inquiétez pas : la taille haute revient, tous les bureaux de style le prédisent.
- Oui, ce serait une bonne chose. Parce que toutes ces gamines avec le string à l'air, moi je vous le dis, c'est un appel au viol. Après, il ne faut pas s'étonner.

Si vous avez besoin de rire, n'hésitez pas, foncez sur ce roman. Tout est de la même veine que l'extrait. Il est fait uniquement de dialogues extrêmement vivants et enlevés tenus dans la cabine commune d'un magasin que l'on devine parisien et branché, entre le personnel et les clientes. Il y a forcément tôt ou tard un passage où l'on se reconnaît peu ou prou dans la cliente ..

C'est un reflet, même pas exagéré, de la société de consommation dans toute son inutilité, son exagération, son inflation, et qu'est-ce que c'est drôle ... Je crois pouvoir affirmer que c'est un livre typiquement pour filles.

Je l'ai dévoré sur un trajet en train, un samedi de novembre, en allant à Paris. Autant vous dire que dans certains quartiers, devant certains magasins, j'avais l'oeil qui frisait .. j'étais en adéquation avec le livre dans mon sac (sauf que je n'ai pas joué les clientes !).

- Jeune homme ?
- Oui ?
- J'ai demandé un caban en cuir ... A une blonde ... J'attends toujours.
- Elle va revenir, ne vous inquiétez pas.
- Je n'ai pas que çà à faire ! Vous ne voulez pas aller me le chercher ?
- Madame, çà fait deux minutes qu'elle est partie ... Regardez, la voilà.
- Le caban, en 38.
- Vous avez mis le temps !
- Excusez-moi Madame, j'ai dû défaire toute la vitrine pour vous le décrocher... Tenez ... Alors ? Qu'est-ce que vous en pensez ?
- Non, c'est moche. Et puis le cuir est trop lourd. Merci quand même.
- Mais de rien ...

L'avis de Cathulu Celsmoon

Objectif_PAL

Cabine commune - Delphine Bertholon - JC Lattès - 2007

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15 novembre 2009

Bon dimanche

Temple

Pagode élancée dans le ciel

Et plus haut

Les feuilles mortes que le vent soulève

Sôseki

Photo Michaël Kenna (actuellement exposé à la Bibliothèque Nationale)

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13 novembre 2009

Mon père n'est pas mort à Venise

Sophie_Poirier

"Marianne découvre parmi les archives de son père un étrange carnet. Il contient des pages entières d'avis de recherche découpés dans des journaux. Avec ces filles perdues qu'il faut bien retrouver, cela devient aussi l'histoire de Marc, le détective engagé par Marianne. Et puis il y a les pères, partout. Comme des ombres inquiétantes. Ces pères qui ont traversé 68 et qui n'ont transmis à leurs enfants, pour se défendre, qu'un certain goût de la liberté." (présentation de l'éditeur).

Voici le deuxième roman de Sophie Poirier, dont j'avais beaucoup apprécié   "la libraire a aimé". J'ai retrouvé le ton qui m'avait tant plu, une certaine mélancolie, des personnages aux vies pas très flambantes mais tellement attachants. Du moins pour Marianne et Marc, parce que le père apparaît nettement moins sympathique, amateur de chair fraîche, revendiquant une entière liberté, mais s'intéressant très peu à sa progéniture. Un vieil égoïste quoi ..

J'ai suivi avec inquiétude et intérêt l'enquête de Marc sur les filles disparues. C'est surtout le prétexte a dresser un portrait des pères soixante-huitards, qui n'ont pas transmis grand'chose à la génération suivante. Il y a de très belles pages sur ce thème là à la fin du roman.

"Il fallait taire le moment où ils avaient dit à leurs enfants : "deviens qui tu veux". Soit il ne supportaient pas de les voir pousser, sauvages, et alors ils avaient tenté de les ranger dans des cases. Soit ils les avaient encouragés à être, sauvages, et alors ils ne supportaient pas de s'être eux-même rangés dans les cases. Il y avait de la punition dans l'air. Avec les punis, des coupables.

Autrefois les hommes, et la solidité des métiers, organisaient la vie de tous. Puis ils sont devenus les premiers chômeurs, les premiers divorcés, et maintenant les premiers à mourir, nos pères se désagrégaient, incapables de montrer la route".

Le métier de Marianne est "super-contrôleuse" à la SNCF (elle contrôle les contrôleurs !). Existe-t'il en vrai ce métier ?  C'est l'occasion de têtes de chapitres originales : "ouverture de secours" "rappel alarme" etc ...

Un deuxième roman plus élaboré, qui confirme que Sophie Poirier est un auteur à surveiller ..

L'avis de Liliba

Le blog de Sophie Poirier, connue sous le pseudo de Ficelle

Mon père n'est pas mort à Venise - Sophie Poirier - Ana Editions

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12 novembre 2009

Les vies privées de Pippa Lee

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"Pippa Lee s'est construite une vie confortable dans une atmosphère feutrée. Elle est dévouée à son mari plus âgé, et à ses enfants déjà adultes. Mais à l'approche de la cinquantaine, cette sérénité en apparence parfaite s'effrite. Pippa a connu une enfance tumultueuse et délurée où se sont mêlés sexe, drogue et rock'n'roll. Désormais, elle doit donc trouver un équilibre entre sa jeunesse troublée et la femme "trop rangée" qu'elle est devenue. Sa rencontre avec un mystérieux jeune homme va lui permettre de trouver un nouveau sens à sa vie." (synopsis).

Je commence par préciser que je n'ai pas lu le livre, je n'ai donc pas été parasitée par les inévitables comparaisons. Le début est un peu lent à se mettre en place, mais j'ai eu plaisir à suivre cette histoire d'une femme qui a mis sa personnalité sous le boisseau pendant longtemps. On peut penser avoir affaire à une gentille petite famille américaine, puis lorsque Pippa Lee commence le récit de sa jeunesse, cette image d'Epinal vole en éclats rapidement. Difficile de faire le lien entre la jeune fille très émancipée qu'elle a été et la femme plutôt terne et soumise qu'elle est devenue.

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Les épreuves n'ont pas manqué dans la vie de Pippa Lee, une mère destructrice, un père pasteur qui paraît inexistant, une tante qui la met dans une situation scrabreuse, on ne peut pas dire qu'il y ait eu beaucoup de mains tendues vers la jeune fille, jusqu'à sa rencontre avec Herb et sa "décision" de devenir une bonne épouse.

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Rebecca Miller, la réalisatrice, étant la fille d'Arthur Miller, la description du milieu éditorial et littéraire américain doit être très fidèle et proche de la réalité. C'est l'interprétation des femmes qui m'a paru le point fort du film. Robin Wright Penn est parfaite. Julianne Moore en homosexuelle sado-maso est épatante et Wynona Ryder joue les petites choses fragiles et très dérangées avec beaucoup de talent.

A4

La fin du film amène heureusement une bouffée d'oxygène et une ouverture bienvenue dans ce milieu très refermé sur lui-même.

Je soupçonne fort le scénario d'être très réducteur par rapport au roman et j'ai maintenant envie de le lire évidemment.

Les vies privées de Pippa Lee - Réalisatrice : Rebecca Miller
Avec Robin Wright Penn, Keanu Reeves, Alan Arkin

Posté par aifelle1 à 06:56 - Cinéma - Commentaires [34] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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