Le goût des livres

22 janvier 2017

Bon dimanche

Le site de la Grande Sophie

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18 janvier 2017

Sauvage par nature

9782266259293"Du jour où j'arrive à Nina, je me trouve confrontée aux Hans agressifs. On m'accoste en me demandant si je pratique avec préservatif ! Il faut savoir qu'une femme seule est considérée comme une prostituée dans la Chine profonde. Les hommes aux cheveux gominés noir corbeau me dévisagent, font discrètement demi-tour et m'observent. Je quitte Nina après une bonne douche, avec l'impression qu'on m'observe, et cette sensation ne me quittera plus jusqu'au jour où je surprends un paysan, qui labourait son champ avec un buffle, en train de sortir un appareil portable dernier cri pour me photographier."

Presque trois ans de marche en solitaire de la Sibérie à l'Australie, voilà qui avait a priori de quoi me séduire. Sarah Marquis n'en est pas à son coup d'essai, elle a déjà deux expéditions à son actif et elle part avec une charrette adaptée à son périple et tout l'équipement nécessaire.

Ce qu'elle aime c'est marcher seule et se fondre dans la nature. Peu importe le temps, les difficultés souvent énormes, tout est oublié pour quelques moments d'émerveillement et de symbiose.

Seulement voilà, tout au long de ma lecture, je n'ai pas compris ce qui la motivait vraiment. Je n'ai pas compris non plus pourquoi elle tenait tant à traverser des pays sans en rencontrer les habitants. La description qu'elle fait des autochtones, surtout masculins est la plupart du temps négative. En tant que femme seule, elle est une proie et souvent en danger. Le nombre de fois où elle se cache pour établir son campement parce que des groupes d'hommes la harcèlent ! Elle avance la peur au ventre et fuit au maximum la population.

Elle évoque quelques belles rencontres, mais ne s'y attarde pas et ce qui domine ce sont des épreuves constantes et risquées. Elle s'habille de manière à disparaître dans le paysage, elle se lave quand elle peut, elle cherche les points d'eau, marche dans le froid, dans la chaleur, dans le sable, dans la forêt, tout ce que l'on peut trouver dans ce genre de récit. Cependant, tout en étant seule, elle a une logistique derrière elle et les secours sont là quand elle en a besoin ; je pense à une infection dentaire où on l'a emmenée en avion au Japon le temps de se soigner.

Alors une véritable aventurière je n'en doute pas, mais ce n'est pas ma tasse de thé.

L'avis très différent de Violette

Objectif PAL 3

Le site de Sarah Marquis

Sarah Marquis - Sauvage par nature - 258 pages
Pocket - 2015

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16 janvier 2017

Le lac

Document-du-livre-9791092145489-hd-1-21"Ils vinrent le huitième jour - de toute évidence, ils s'étaient contentés de nous reluquer pendant un certain temps, observant un délai de quarantaine nécessaire et tacite, pendant lequel ils évaluaient s'il était innoffensif ou pas de respirer le même air que nous, et dès qu'ils eurent assez pesé le pour et le contre, les trois hommes nous décrétèrent aptes à entrer en contact avec eux".

Nous avions laissé les survivants de Vongozero enfin arrivés au port, c'est-à-dire sur une île aux confins de la Russie et de la Finlande, épuisés par une fuite effrenée dans un pays en chaos total, après l'irruption d'une pandémie balayant toute la population sur son passage.

Voilà onze personnes confinées sur une île minuscule, dans une cabane trop petite, sans aucun confort, avec l'hiver qui est là et l'obligation de tenir avec les maigres vivres qu'ils ont amenées, en espérant survivre jusqu'au printemps et l'arrivée des oies sauvages. 

C'est toujours Anna la narratrice, la compagne de Sergueï, contrariée d'être obligée de cohabiter avec sa première femme et leur fils. Il y a aussi le père de Sergueï et des amis et voisins. La promiscuité, le froid, la saleté, l'absence d'espace et de nourriture, tout est source d'exaspération et de tensions, sans compter l'angoisse du lendemain et l'ignorance de ce que devient le reste du monde.

Avant d'arriver sur l'île, ils ont trouvé un autre groupe de survivants, qui semble s'organiser au bord du lac, loin de tout village. Ils s'entraident a minima, circonspects de part et d'autre. La peur de l'épidémie est toujours là.

Si le premier épisode était mené à un train d'enfer, celui-ci est au contraire très statique. Il ne se passe pas grand chose à part les aspects pratiques de la survie. Apprendre à pêcher sous la glace, se protéger du froid, occuper les enfants. Habitués à une vide citadine et facile, le groupe se retrouve démuni dans la nature, au coeur de l'hiver. De plus, ils n'ont pas grand chose en commun les uns et les autres et les décisions à prendre ne se font pas facilement.

Dans un tel contexte des tragédies sont inévitables et elles surviendront. L'histoire s'emballe un peu dans le dernier tiers et la fin ouverte laisse d'ailleurs présager une suite.

J'ai trouvé beaucoup de longueurs dans ce deuxième épisode et comme dans le premier, j'ai été assez agacée par la narratrice qui ne sait jamais ce qu'elle veut, agit comme si elle n'avait pas de cervelle et provoque des situations catastrophiques. En fait, aucun des personnages n'est très sympathique, ce qui m'a empêchée de me sentir vraiment concernée par l'histoire. C'est dommage, mais je tenais à connaître la suite de Vongozero et je ne regrette pas ma lecture.

Yana Vagner - Le lac - 412 pages
Traduit du russe par Raphaëlle Pache
Editions Mirobole - 2016

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15 janvier 2017

Bon dimanche

Le site de Philippe Mouratoglu

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08 janvier 2017

Bon dimanche

"Des brutes épaisses qui maltraitent leurs instruments à cordes ? Non, un trio de la galaxie, l'Assoce Pikante, Strasbourg. Violons barbares est composé de deux violonistes, Dandarvaanchig Enkhjargal (Mongolie) et Dimitar Gougov (Bulgarie) et du percutionniste Fabien Guyot (France). Le Mongol joue du traditionnel morin khoor - violon à deux cordes de son pays, orné d'une tête de cheval ; le bulgare de la gadulka, un instrument comportant trois cordes mélodiques et onze cordes sympathiques. Le percutionniste, quant à lui, joue sur tout ce qui susceptible de produire du son - allant de tambours africains ou maghrébins aux saladiers et bouillottes. Merveilleusement interprétée, leur musique énergique nous emporte vers de de vastes contrées lointaines. Folk mondial, blues kazakh, rock électrique. Sauvage !" (Présentation Violons Barbares).

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07 janvier 2017

Givre

C'était samedi dernier ; malgré l'absence de lumière, la forêt et la campagne étaient magnifiques. Promenade fraîche et revigorante.

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06 janvier 2017

Maison des autres

maison_des_autres_poche"J'ai une chèvre que j'emmène toujours avec moi : et ma vie, c'est exactement la sienne. Elle vient au fond de la vallée, elle remonte à midi, elle s'arrête avec moi au bord du fossé, et puis je l'emmène au canal et quand je vais dormir, elle va dormir aussi. Et même pour la nourriture, il n'y a pas grande différence, parce qu'elle mange de l'herbe et moi de la chicorée et de la salade, et la seule différence c'est le pain. Et dans quelque temps, je ne pourrai même plus en manger... Comme moi... comme moi. Voilà la vie que je mène : une vie de chèvre. Une vie de chèvre et rien d'autre".

Ce recueil est composé de deux textes, l'un que l'on peut considérer comme une longue nouvelle et qui donne le titre au recueil, suivi d'un second texte nettement plus court.

Nous sommes en Italie, dans les Apennins, quelques années après la guerre. C'est le curé du village qui raconte ; il est là depuis trente ans, paraît revenu de tout et désabusé. Il connaît chacune de ses ouailles et est intrigué par l'arrivée récente d'une vieille femme, Zelinda, pauvre entre les pauvres, qui lave tous les jours le linge que les autres lui confient et qui loge au dessus du village, dans une maison seule et isolée.

Le curé va guetter Zelinda, lui tourner autour, sentant une question informulée rôder entre eux. Il ne se passe rien de plus dans cette histoire et pourtant, il y a un suspense. Comme le curé, nous voulons savoir quelle question taraude Zelinda et s'il pourra lui répondre.

C'est l'écriture qui fait de ce texte un petit bijou. Poétique et extrêmement réaliste en même temps, elle décrit la vie de ces montagnards taiseux, sauvages, habitués à une vie de misère dont ils savent qu'elle ne changera jamais. Les jours passent, rythmés par des rites ancestraux, les clarines sonnent le soir au retour des bêtes, les pleureuses enterrent ceux qui partent .. Tout est ténu, mais puissant, fort et âpre.

Le deuxième texte est tout aussi sobre dans sa narration et terrible dans son dénouement. En peu de lignes, la cruauté de certains destins est mise à nu.

Deux histoires qui frappent l'esprit, d'une auteur disparu à 32 ans, en 1952.

L'avis de Dominique Hélène Zazy (attention spoiler)

Objectif PAL 2

Silvio d'Arzo - Maison des autres - 88 pages
Traduit de l'italien par Philippe Renard et Bernard Simeone
Verdier Poche - 2015

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03 janvier 2017

L'insoutenable légèreté des scones

L-insoutenable-legerete-des-scones"Irène soupira. Stuart n'avait pas saisi un mot de ce qu'elle venait de dire. Et il y avait aussi beaucoup d'autres choses qui le dépassaient. Elle adopta donc le ton qu'elle prenait pour expliquer des évidences à Bertie et ou à son mari, un ton professoral teinté de condescendance, évoquant le discours d'un homme politique cherchant à fuir ses responsabilités face à un échec".

J'avais besoin d'une lecture légère entre les fêtes. J'ai été comblée à un point tel que j'ai cru abandonner dans les cent premières pages, léger je veux bien, inconsistant c'est trop. Je reconnais que j'ai peut-être cherché la difficulté en commençant une série par le cinquième volume.

Et puis, page après page, j'ai commencé à m'attacher aux personnages, à m'amuser de leurs aventures et de leurs travers et même à souhaiter continuer la série. En bref, si j'ai tout compris, l'auteur s'est inspiré des célèbres "Chroniques de San Francisco". Il a imaginé à Edimbourg un 44, Scotland Street et ses locataires que nous suivons d'année en année.

J'ai donc fait la connaissance de l'imbuvable Bruce (mais il s'améliore) ; d'Elspeth et Mathew qui viennent de se marier ; du peintre Angus et son chien, Cyril (pas un cadeau) ; de sa voisine Domenica ; et de mon chouchou, Bertie, 6 ans, affligé d'une mère redoutable, qui ne veut pas qu'il devienne scout. La façon dont elle envisage l'éducation d'un enfant est affolante !

L'humour écossais, les chapitres courts, les aventures des uns et des autres sont finalement savoureux et distrayants et m'ont reposée de lectures plus rudes. A suivre peut-être ... mais dans l'ordre.

L'avis de Dasola

Objectif PAL 2

Alexander McCall Smith - L'insoutenable légèreté des scones - 429 pages
Traduit de l'anglais par Nadège de Peganow
10/18 - 2014

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01 janvier 2017

Bon dimanche

et bonne année ! Pour 2017, je vous souhaite le meilleur, tout ce que vous pouvez espérer et de belles découvertes littéraires.

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23 décembre 2016

Pause de Noël

Dans deux jours c'est Noël, l'esprit est ailleurs qu'à la blogosphère et même à la lecture ; je rejoins celles et ceux qui font une pause et vous laisse pour une petite semaine.

Je vous souhaite d'excellentes fêtes de Noël, que vous soyez en famille, seul(e), en voyage ou au repos.

La vidéo du dimanche est un peu en avance, je l'ai découverte chez Plumes d'Anges et la trouve idéale pour la période de Noël.

Le site des créateurs Karni et Saul

Celui de Katie Melua

Perfect-World-1

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