Le goût des livres

24 janvier 2021

Bon dimanche

Il pouvait tout jouer, le drame comme la comédie et on y croyait à chaque fois. Derrière l'image du râleur, il y avait un homme que l'on aurait aimé connaître davantage. Les hommages qui lui sont rendus cette semaine montrent à quel point il était apprécié. Heureusement il nous reste ses films, à voir et à revoir.

Jean Pierre Bacri

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23 janvier 2021

Retour à Martha's Vineyard

Richard Russo

"Voilà exactement, songe Lincoln, le genre de situation que redoutait Anna : livré à lui-même, il se retrouvait assis à côté d'un type bourré et belliqueux, dans un bar, à une heure du matin. Certaines personnes voient venir les problèmes, d'autres non, et il appartient à la seconde catégorie. Les lingettes ne sont pas la seule chose qu'il est incapable de prévoir".

Le dernier roman de Richard Russo paru en France met en scène trois hommes sexagénaires qui reviennent sur l'île très touristique de Martha's Vineyard après une longue absence. Plus exactement dans la maison de l'un d'entre eux, Lincoln, qui les a invités. Il a le projet de vendre cette maison, sans être complètement décidé. Lincoln est agent immobilier et s'est fait une belle vie avec sa femme, Anita et ses quatre enfants.

Il est rejoint par Teddy, célibataire, écrivain qui n'a jamais décollé, sujet à des crises d'angoisse récurrentes qui le terrassent et ont gâché plus ou moins toutes ses relations. Le troisième, Mickey, est la forte tête du groupe, musicien passionné, celui dont on ne sait pas grand chose finalement.

Nous sommes en 2015, avec de fréquents retours en 1969, l'année où les trois garçons, boursiers dans une université huppée, vont voir leur avenir suspendu au tirage au sort de ceux qui partirons au Vietnam. Mickey tire le mauvais numéro et pense y aller, au désespoir de ses amis qui voudraient qu'il aille se réfugier au Canada.

Se retrouver en 2015 est l'occasion de revisiter leurs rêves et leurs espoirs de l'époque à l'aune de ce qu'ils sont devenus. Et surtout l'occasion d'évoquer Jacy, la quatrième du groupe, la fille dont ils étaient tous les trois amoureux. Elle a disparu la veille de leur départ à tous en 1971 et n'a jamais été retrouvée.

Lincoln ne désespère pas de percer le mystère et reprend discrètement l'enquête. Jacy est-elle vivante quelque part ou est-elle morte depuis longtemps ? Lincoln est persuadé qu'il connaît le responsable de sa disparition ; évidemment rien ne sera aussi simple.

Pendant une bonne partie du roman, nous entrons dans les réflexions et le passé des trois hommes, nostalgiques de leurs années d'études dans ce milieu qui n'était pas le leur. Nous en savons peu sur Jacy, le point central du roman pourtant. Chacun d'eux en a une idée différente et espérait secrètement être l'élu qui aurait la chance d'être choisi par elle. Puis dans la dernière partie, les langues se délient vraiment et la vérité se fait jour dans une suite de révélations surprenantes.

Ce dernier roman a moins d'ampleur que les précédents, mais est tout aussi fouillé côté psychologie des personnages. Il fait de plus ressurgir toute une époque où la jeunesse croyait encore au rêve américain et à un grand destin et ils se retrouvent au moment ou un certain Donald Trump est candidat aux présidentielles.

J'ai aimé ce roman, comme tous ceux que j'ai lus jusqu'à présent. L'auteur a un ton inimitable et une manière de brosser ses personnages qui nous les rend tout de suite attachants (ou détestables c'est selon ..). Il n'a pas son pareil non plus pour décrire des lieux et des milieux sociaux.

A lire sans hésitation.

Le billet d'Ingannmic, qui vous mènera à d'autres avis.

Richard Russo - Retour à Martha's Vineyard - 380 pages
Traduit par Jean Esch
La Table Ronde - 2020

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19 janvier 2021

Flétrissure

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"Je suis allée en Pologne et j'ai fait des recherches. Malheureusement il n'existe plus aucun témoin. Ensuite je suis allé voir Schneider et Anita : toujours la même chanson ! Il fit une grimace de dégoût. Tous les trois ont joué les imbéciles, ces vieux nazis arrogants avec leur Heimatabend et leurs discours sentencieux. Je n'ai jamais pu les souffrir, aucun d'eux."

L'histoire s'ouvre sur l'assassinat sordide d'un vieil homme, David Golberg, membre éminent de la communauté juive de Francfort, rescapé des camps. Qui pouvait en vouloir à cet homme respectable ? C'est la stupeur lorsque l'autopsie révèle un tatouage sous son bras gauche, celui des SS.

C'est un duo d'enquêteurs qui est chargé des investigations, un homme et une femme, Oliver Von Bodenstein, de la bonne aristocratie allemande et Pia Kirchhoff, d'un milieu plus modeste. Comme dans toute série qui se respecte, ils ont leurs problèmes l'un et l'autre. Von Bodenstein est heureux en ménage, nouvellement papa pour la troisième fois d'une petite dernière tardive. Pia de son côté, n'a pas bien digéré la rupture de son couple, d'autant plus qu'elle doit continuer à fréquenter professionnellement son ex, médecin légiste.

L'affaire qui leur tombe dessus est hautement sensible. Une famille riche et influente semble au coeur de l'affaire, les Kaltensee, avec une aïeule à qui on donnerait le bon dieu sans confession mais qui s'avère retorse et bien moins inoffensive qu'il y paraissait au premier abord.

Les meurtres continuent, les deux enquêteurs sont dans le brouillard. De plus, leur hiérarchie est sur les dents et les surveille de près, les pressions ne manquent pas pour les empêcher d'avancer. Les investigations renvoient à la seconde guerre mondiale et à ce qui a pu se passer dans un village de Prusse Orientale.

Si j'ai apprécié le côté historique de l'enquête, j'ai été un peu submergée par l'abondance de personnages et par le côté embrouillé de l'intrigue. Je m'y suis perdue plus d'une fois, même si j'ai fini par comprendre globalement le pourquoi du comment.

Continuerai-je la série ? Je ne sais pas. Les enquêteurs sont attachants, je les retrouverai volontiers, mais le côté confus de la narration me freine.

L'avis d'Alex Dasola

Nele Neuhaus - Flétrissure - 496 pages
Traduit de l'allemand par Jacqueline Chambon
Babel noir - 2012

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17 janvier 2021

Bon dimanche

Je vous emmène du côté des Iles Féroé

Eivør Pálsdóttir

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14 janvier 2021

La familia grande

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"Depuis la mort de Marie-France, je ne peux plus retourner dans les rues de mon passé parce que la perversité me les a arrachées. Comme elle m'avait enlevé Sanary, à jamais. Je suis interdite de passé. Quel chagrin d'être privée des souvenirs de son enfance, et des gens qu'on aimait".

C'est difficile de parler d'un livre qui a déjà fait l'objet d'une avalanche d'articles, pas toujours pour de bonnes raisons. Camille Kouchner y dévoile l'inceste qu'aurait subi son frère jumeau de la part de son beau-père lorsqu'il avait 14 ans. Aucun nom n'est mentionné dans le livre, même si nous savons maintenant de qui il est question par la presse. Son frère ne le confie qu'à elle, en lui demandant de ne rien dire, sa mère ne le supporterait pas.

Bien sûr, il s'agit ici de personnalités publiques, ayant un certain pouvoir, mais que la famille soit connue ou pas, on retrouve les même mécanismes, la même inversion coupable-victime, la même culpabilité des victimes, la même omerta. En plus ce n'est pas la victime elle-même qui prend la parole, mais sa soeur jumelle, seule détentrice du secret et étouffée peu à peu par le silence imposé.

J'essaie de faire un billet depuis deux jours, je tourne autour de l'histoire sans y arriver, c'est trop complexe. En fait, il faut lire l'intégralité du récit pour saisir ce qui a pu favoriser une telle déviance. Un milieu qui revendique haut et fort sa liberté avant tout, qui ne respecte guère les barrières générationnelles, qui élève les enfants comme de petits adultes, capables du même discernement. Je pourrais écrire la même chose que sur "le consentement" l'an dernier.

Au delà du milieu médiatico-politique de Saint-Germain-des-Prés, ce qui est important, c'est le décryptage de l'emprise d'un pervers sur son entourage, surtout lorsqu'il est par ailleurs solaire, intelligent, passionnant. Et le silence de la société autour de l'inceste, pour ne pas dire le déni. C'est implacable et j'admire le courage de l'auteure d'avoir rompu cette chaîne de silence. Je pense que ça devenait vital pour elle.

"Jusqu'à mes 20 ans, l'hydre n'était qu'un serpent. Le reptile a nourri ma sidération. Je n'étais nulle part. L'absence dans la présence. Plus rien ne m'intéressait. Je n'arrivais à faire aucun choix. Je préfèrais simplement ne pas être là. Surtout ne pas exister. M'inscrire à la fac de droit était une facilité. J'essayais d'être la même que les parents pour m'interdire de les critiquer. Comme ça. Des années enchaînées, lentement, sans aucun intérêt".

L'auteure parlait de son livre hier soir dans La Grande Librairie, très bonne émission.

Pour aller plus loin : un débat sur France-Culture, surtout sur la manière dont la presse s'est emparée du sujet.

Toujours sur France Culture, l'interview d'une historienne et d'un avocat qui expliquent pourquoi la justice ne fonctionne pas pour les cas d'inceste.

Camille Kouchner - La familia grande - 208 pages
Editions du Seuil - 2021

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12 janvier 2021

Ce qu'il faut de nuit

 

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"Fus avait continué à parler doucement : "Crois-moi, les mecs sont aux côtés des ouvriers, il y a vingt ans vous auriez été ensemble. Ils s'en fichent pas mal de ce qui se dit à Paris, eux. C'est notre coin qui les intéresse, ils n'ont pas envie de le laisser crever. Ils se bougent. Ils en ont marre des conneries de l'Europe. Ils reçoivent de la tune de Paris qu'ils redistribuent dans le coin".

L'histoire se déroule dans la région de Metz, survivant tant bien que mal après la désindustrialisation massive. Le père est agent à la SNCF, il vit seul avec ses deux fils depuis la mort de la moman, après une longue maladie. Trois ans d'allers et retours à l'hôpital, ou les garçons ont accompagné leur père, le coeur déchiré.

L'aîné, Frédéric, surnommé Fus, est bon au foot, le père va le voir jouer tous les dimanches. Il en profite pour discuter avec Jacky, l'entraîneur et ami de toujours. Le deuxième Gillou, est plus doué pour les études et le père le pousse à quitter la région pour aller plus loin. Ce sont deux bons petits gars et la vie s'organise tant bien que mal après la disparition de la mère.

Le père travaille dur, il a milité à gauche toute sa vie, aussi a-t'il un choc lorsqu'il se rend compte que Fus fréquente des jeunes d'extrême droite. Au début il a du mal à y croire, il ne comprend pas, mais Fus est un taiseux, reste calme et n'en change pas pour autant ses fréquentations.

On a beaucoup parlé de ce premier roman à la rentrée de septembre 2020 et c'est justifié. Je ne l'ai pas lâché, prise par l'écriture sobre et l'enchaînement des évènements. Nous n'aurons que le point de vue du père, nous ne saurons pas ce qui se passe dans la tête de Fus.

Le père est dépassé par l'évolution de Fus et ni l'un ni l'autre n'ont l'usage des mots. Ils se braquent et en arrivent à ne plus se parler du tout, jusqu'au drame que l'on sent monter inéluctablement. Seuls Gillou et Jérémy, un jeune ami de la famille, ne changent pas d'attitude vis-à-vis de Fus et essaient d'aplanir au maximum la situation. Le père a honte de ce que son fils est devenu, il n'ose plus aller nulle part, il ne veut pas qu'on lui en parle. Pourtant il l'aime son fils, il était fier de lui avant.

Nous ne saurons pas tout de cette histoire, l'auteur laisse le lecteur combler les blancs comme il le veut. Il ne juge aucun personnage, ne psychologise pas. J'ai trouvé très bien rendue cette ambiance d'hommes entre eux, paralysés par leurs émotions et ne pouvant pas les exprimer.

Un premier roman réussi sur l'amour paternel mis à l'épreuve et qui a le mérite de mettre en lumière un milieu dont l'on parle peu.

L'avis d'Alex Ariane Delphine-Olympe Kathel Violette

Laurent Petitmangin - Ce qu'il faut de nuit - 188 pages
La Manufacture de Livres - 2020

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11 janvier 2021

Lecture commune Alison Lurie

Je rappelle à celles qui se sont manifestées pour la lecture commune Alison Lurie qu'elle aura lieu le 23 février prochain, avec le titre de votre choix.

J'ai récapitulé ci-dessous les participantes. N'hésitez pas à me dire si j'ai oublié quelqu'un.

- Alex
- Annie-Jeanne ?
- Athalie
- Choupynette
- Dasola
- Hélène
- Kathel
- Keisha ?
- Luocine
- Miriam

- Ptit Lapin
- Sandrion
- Sibylline
- Yueyin

Bonne lecture.

AVT_Alison-Lurie_5419

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09 janvier 2021

Bon dimanche

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08 janvier 2021

Petits secrets, grands mensonges

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"Si Jane n'étais pas sortie ce soir-là, si elle n'avait pas bu ce troisième shooter de tequila, si elle avait dit "non merci" lorsqu'il s'était glissé sur le siège à côté d'elle, si elle avait passé la soirée à la maison, terminé sa licence de droit, trouvé un boulot, un mari, contracté un prêt, tout fait dans les règles, alors peut-être qu'un jour, elle aurait été une femme comme il faut, menant une vie comme il faut dans une maison comme il faut.
Mais dans ce cas, Ziggy n'aurait pas été Ziggy".

Je voulais une lecture divertissante pour les fêtes et je savais que je ne prenais pas de risques en choisissant cette auteure, découverte avec "le secret du mari".

Ce qui me plait chez elle, c'est un mélange de légèreté, de moquerie, mais aussi l'évocation de problèmes plus graves comme ici les violences conjugales, le harcèlement à l'école, les difficultés de couples etc .. L'histoire est menée tambour battant, ne ménageant pas les révélations et les rebondissements.

Nous suivons le quotidien de trois femmes dont les enfants fréquentent la même école, dans un quartier chic de Sydney. Une école publique qui se veut exemplaire et qui est loin de l'être. Madeline, Céleste et Jane vont se lier assez intimement, s'entraider en dépit de situations sociales très différentes.

Dès le départ, nous savons que quelqu'un est mort au cours d'une soirée quiz organisée par l'école. Il faudra attendre quasiment la fin du roman pour découvrir qui et comment. En attendant, les pages se tournent toutes seules, nous avons le temps de rentrer dans la psychologie de personnages, tous plus attachants les uns que les autres, avec de mauvais sujets tout de même.

Mention spéciale au club des "serre-têtes" à savoir ces mères et épouses parfaites, sachant toujours comment réagir, fixant des règles de bonne conduite dignes de leur position sociale . Ce choeur de chipies intervient à chaque tête de chapitre et donne son avis sur ce qui s'est passé, du moins ce qu'elles en imaginent, parce qu'en réalité elles n'en savent rien.

C'est un roman qui pulvérise les apparences et met à nu les hypocrisies et les secrets inavouables de toute une communauté. Réjouissant et touchant à la fois.

De nombreux avis chez Babelio

Lecture commune avec Sandrine

Objectif PAL 3

Liane Moriarty - Petits secrets, grands mensonges - 576 pages
Traduit par Béatrice Taupeau

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05 janvier 2021

Préférer l'hiver

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"Maman et moi vivions ici depuis un peu plus de trois ans quand nous avons reçu le coup de fil. Au milieu des pins, des chênes et des bouleaux, au bout de ce chemin sans issue que deux autres propriétés jalonnent. C'est elle qui m'avait proposé de nous installer ici. Et je n'étais pas contre. J'avais grandi dans cette forêt. Le lieu m'était familier et je savais que nous nous y sentirions en sécurité. Qu'il serait le bon endroit pour vivre à notre mesure".

Deux femmes vivent recluses dans une cabane, au coeur de la forêt, éloignées de tout. La mère et la fille. Elles ont vécu un deuil semblable à quelques années d'intervalle, deuil qui les a poussées à se réfugier là, loin de tout, même si elles vont faire des courses au village quand la nourriture manque. Il fut un temps heureux où le père et le frère étaient là aussi. Puis la vie en ville les a attirés, avec une adaptabilité plus ou moins réussie.

Ils vivaient côte à côte mais vivaient-ils vraiment ensemble ? Le père est parti, le frère aussi, le malheur a déjà frappé la fille (la narratrice), d'où le désir des deux femmes d'aller soigner leurs plaies loin des autres. Leurs journées sont occupées par le jardinage, la coupe du bois, l'entretien de la cabane, l'observation de la nature et des animaux qui la peuplent. Les livres tiennent une grande place dans leur quotidien. Le soir elles ont chacune un livre, le silence les accompagnent. Parfois, la mère lit des passages à sa fille.

Le jour où le téléphone sonnera pour annoncer un nouveau drame, la mère arrachera les fils, les coupant définitivement de l'extérieur. 

Ce qui frappe avant tout dans ce roman c'est l'écriture, précise, sans un mot de trop. Elle sait se faire poétique pour décrire la nature. Leur choix de vie radical fait penser bien sûr à "Dans la forêt" et dans une moindre mesure à "Là où chantent les écrevisses".

Peu d'évènements sont racontés, il s'agit surtout des réflexions intérieures de la narratrice, de son ressenti, des ravages du chagrin sur elle et de ce qu'elle voit du même chagrin chez sa mère. Elles vont vers de plus en plus de dénuement, de craintes de manquer de vivres, de peur de ce qui pourrait les attendre ailleurs. Le froid les touche durement.

Si j'ai admiré l'écriture, je n'ai pas très bien compris la relation entre les deux femmes, ni ce qu'elles attendaient l'une de l'autre. Une certaine froideur imprègne le récit et je n'ai guère ressenti d'empathie pour elles. C'est toutefois un premier roman original et fort.

L'avis d'Antigone

(Sortie poche prévue le 13 Janvier)

Aurélie Jeannin - Préférer l'hiver - 240 pages
Editions Harper Collins - 2020

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