Le goût des livres

20 janvier 2020

Les choses humaines

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"Elle avait échoué. Sa mère lui avait appris à se protéger des assauts des hommes, mais elle n'avait pas pu faire comprendre à son propre fils qu'un désir ne s'imposait pas par la force".

Jean Farel, 70 ans, est un célèbre journaliste politique à la télévision. Dans la place depuis longtemps, il sent les jeunes loups lui mordre les talons et se bat bec et ongles pour continuer à dominer. Il ne peut pas envisager la fin de sa carrière.

Dans sa vie privée, il est mariée avec Claire, cinquantenaire, essayiste et féministe connue pour ses livres et ses conférences. Ils ont un fils ensemble, Alexandre, à la scolarité irréprochable, sur le point d'intégrer l'université de Stanford, aux Etats-Unis. Un avenir tout tracé l'attend, du côté des gagnants.

Claire n'est plus à l'aise dans ce mariage et a une liaison avec un autre homme, Adam, juif orthodoxe marié également. Ils sont dans une situation compliquée, mais ne doute pas de trouver une issue. Claire est prête à quitter Jean.

Au milieu du livre, leur vie à tous est complètement bouleversée par une accusation de viol à l'encontre d'Alexandre, sur la personne de Mila, fille d'Adam.

Je n'avais pas l'intention de lire ce roman, puis au fil des billets j'ai changé d'avis et l'ai découvert. J'ai trouvé le démarrage très lent, l'auteure prend le temps de camper tous ses personnages. La deuxième partie est consacrée à l'enquête et au procès pour viol. C'est la plus intéressante parce qu'elle détaille la procédure et le retournement classique de la victime qui doit démontrer que ce n'est pas elle la coupable.

Je ne me suis pas ennuyée lors de la lecture, le thème traité est sous les feux de l'actualité comme tout le monde le sait, mais je ne suis pas sûre qu'il m'en restera grand chose. L'auteure a voulu traiter trop de sujets à la fois me semble-t'il, le pouvoir, le sexe, l'argent, les medias, les relations hommes-femmes.

J'ai eu hâte de le terminer parce qu'aucun des personnages n'est sympathique. C'est difficile de s'intéresser vraiment à ce qui leur arrive.

Je dirais que c'est un roman qui a son intérêt, sans avoir une grande originalité.

L'avis d'Alex Krol Violette

Karine Tuil - Les choses humaines - 352 pages
Gallimard - 2019

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19 janvier 2020

Bon dimanche

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18 janvier 2020

Le ver à soie

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"Strike s'était toujours demandé pourquoi le public avait tendance à considérer les gens célèbres comme des saints, alors même que les journaux les éreintaient, les traquaient, les traînaient dans la boue. Peu importait le nombre de stars convaincues de viol ou de meurtre, la croyance populaire persistait : Non, pas lui, il n'aurait jamais fait ça. Il est célèbre".

Entre deux lectures plus réalistes, je me suis accordée une récréation avec la deuxième enquête de Cormoran Strike, l'enquêteur atypique déjà rencontré dans "l'appel du coucou".

Cette fois-ci, c'est un écrivain qui se fait assassiner dans des circonstances particulièrement horribles. Owen Quine était un auteur médiocre et un sale type. Dans son dernier manuscrit, il réglait des comptes avec son entourage et le décrivait sous des aspects particulièrement glauques. Il mettait en scène un meurtre ressemblant point pour point à la manière dont il a été tué. Qui avait donc connaissance de ce manuscrit ?

C'est Léonora, la femme de Quine qui charge Cormoran Strike de retrouver son mari, au début, on ne sait pas encore qu'il est mort, il a seulement disparu. Léonora n'a pas les moyens de payer les recherches, mais Cormoran est touché par son histoire et se lance dans l'enquête en dépit de son besoin urgent d'argent.

Disons tout de suite que l'intrigue ne m'a pas passionnée, elle est trop alambiquée, j'avais tendance à mélanger certains personnages. En plus, c'est trop délayé, parfois ça n'avance pas, quelques coupes n'auraient pas été du luxe. Mais comme souvent dans ces séries, le véritable intérêt c'est l'histoire de Cormoran Strike et son évolution dans sa relation avec sa secrétaire-assistante Robin.

Robin se débat avec la désapprobation de son fiancé quant à son travail chez Cormoran. Elle pourrait facilement trouver un poste nettement plus valorisant et bien payé. Il ne comprend pas son désir de se mêler des enquêtes et est jaloux de Strike.

Combien de tomes faudra-t'il pour que Cormoran et Robin se rendent compte qu'ils sont attirés l'un par l'autre ? Mais Cormoran pense encore à son ancienne copine Charlotte, qui lui envoie sournoisement une photo d'elle en robe de mariée. Ils ont rompu il y a un an, sans arriver à tourner vraiment la page.

J'aime le ton de cette série, la particularité de Cormoran, tourmenté par sa jambe amputée et la prothèse qui le fait souffrir. On sent ici son intérêt pour les gens simples, les faibles ne sachant pas se défendre contre un système très bien utilisé par les classes supérieures.

Deux autres enquêtes sont déjà parues. A suivre, sans urgence.

L'avis d'Alex Une Ribambelle Noukette Violette

Robert Galbraith - Le ver à soie - 696 pages
Traduit de l'anglais par Florianne Vidal
Livre de Poche - 2015

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14 janvier 2020

Cent millions d'années et un jour

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"Devant mon feu, j'ai pris conscience de ce que c'était d'être seul. C'est une pression physique. L'air qui pousse pour m'écraser, l'univers tout entier qui me fait sentir à quel point je suis mesquin, inutile, une main sur mon visage qui m'impose le silence et m'empêche de respirer. On me répliquera qu'on peut être seul au milieu d'une foule. Foutaises. Je rêve de foule".

Voilà un roman qui a enthousiasmé la blogosphère, qui avait tout pour me tenter et qui a bien failli me tomber des mains. Je suis passée complètement à côté.

Stan, paléontologue vieillissant, tombe par hasard sur une information cruciale. Un squelette de dinosaure inconnu, qui se trouverait quelque part dans une grotte des Alpes, dont la découverte le rendrait célèbre et admiré par ses pairs et au delà.

Il parvient à entraîner dans sa quête un ami italien, Umberto, paléontologue comme lui, son jeune assistant Peter et un guide italien chevronné, Gio. Il monte à ses frais une expédition estivale, aux premiers signes de l'hiver ils devront avoir trouvé ou renoncer.

Quatre hommes isolés lancés dans une recherche incertaine, la rudesse des lieux, sa beauté aussi, les éléments, la neige, la glace, la promiscuité difficile, toute cette partie est réussie, mais je n'ai pas du tout aimé la personnalité du narrateur, qui n'hésite pas à mentir, à bluffer, qui risque la vie de ses compagnons sans trop de scrupules. Je n'ai pas compris son obstination de plus en plus dangereuse et irréaliste pour un but discutable.

Les courts chapitres alternent le récit des recherches avec des réminiscences de l'enfance très maltraitée de Stan par un père violent et marquée par la mort de sa mère. J'étais déjà assez lassée à ce moment là pour ne pas trop m'y intéresser. J'ai terminé le livre presque en diagonale, pressée d'en finir.

C'est ce qui s'appelle un flop .. Pour être tout-à-fait honnête, je l'ai lu après "Le berger de l'avent" et il a dû souffrir de la comparaison.

L'avis de Ariane Brize Kathel La Comète Papillon Violette

Jean-Pierre Andréa - Cent millions d'années et un jour - 309 pages
Editions de l'Iconoclaste - 2019

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12 janvier 2020

Bon dimanche

Le site de Sona Jobarteh

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10 janvier 2020

Le consentement

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"Pourquoi une adolescente de quatorze ans ne pourrait-elle aimer un monsieur de trente-six ans son aîné ? Cent fois, j'avais retourné cette question dans mon esprit. Sans voir qu'elle était mal posée, dés le départ. Ce n'est pas mon attirance à moi qu'il fallait interroger, mais la sienne."

J'ai lu "le consentement" avant l'avalanche de réactions que nous voyons ces jours-ci, donc l'esprit assez libre. Je me souviens parfaitement de l'émission "Apostrophes" où j'avais été écoeurée par les propos de Gabriel Matzneff et admirative devant le courage de Denise Bombardier, seule à mettre ce monsieur devant la réalité de ses actes. Je n'ai plus jamais regardé une émission où cet homme était invité.

Tellement de choses ont été dites sur "le consentement", souvent par des personnes qui ne l'ont pas lu, que je n'ai pas envie d'en ajouter trop. Ce qui m'a le plus intéressée c'est d'abord qu'une victime prenne la parole et donne sa version de l'histoire. Vanessa Springora décrit très bien le phénomène d'emprise qui peut s'exercer sur une adolescente de 14 ans, de la part d'un homme de 50 ans, auréolé du prestige du grand écrivain.

Elle le dit elle-même, tout l'a préparée à ce qu'elle se laisse piéger facilement : un contexte familial défaillant, un père violent et absent, une mère qui travaille dans le milieu de l'édition et se révèle pour le moins complaisante, une forte demande d'affection et d'amour. G.M. (tel qu'elle le désigne dans le livre) l'a repérée de loin.

On reste confondu devant ce qu'il a pu déployer pour la prendre dans ses filets et pour l'y maintenir longtemps après, même lorsqu'elle aura rompu. La culpabilité va la poursuivre a l'idée qu'elle a consenti, qu'elle a même été amoureuse, du moins le pensait-elle. Mais que pèse le consentement d'une jeune fille de 14 ans face à un adulte pervers ? Elle idéalise G.M. et la belle histoire commencera à se fissurer lorsqu'elle s'apercevra qu'il n'est pas celui qu'elle a cru. Le plus sidérant est l'attitude du milieu littéraire, au courant de tout puisque G.M. s'est toujours vanté dans ses livres de ses pratiques sexuelles, mais faisant semblant que la situation est normale.

Après, il y aura les conduites à risque, la chute dans la dépression, les addictions, l'hôpital psychiatrique. G.M. l'a tellement utilisée dans ses livres qu'elle ne sait plus si elle est une personne réelle ou une fiction.

J'ai trouvé ce texte remarquable dans sa retenue, sa subtilité, son intelligence. Au delà de l'histoire personnelle de Vanessa Springera, il décortique les mécanismes à l'oeuvre dans tous les phénomènes d'emprise.

Lorsque l'agitation autour de sa parution se calmera, je pense que ce livre deviendra un texte de référence sur le sujet et sur la prise de parole des femmes.

C'est bien sûr un lecture qui remue, mais qui est nécessaire.

L'avis d'Antigone Argali Cathulu

Vanessa Springera - Le consentement - 216 pages
Editions Grasset - 2020

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09 janvier 2020

Trouver l'enfant

Trouver l'enfant

"Par les fenêtres, elle voyait les maisons nimbées d'un épais brouillard. De l'endroit où elle était assise, elle distinguait l'endroit où habitaient les Culver et, sur l'autre berge de la rivière, le quartier pittoresque de son amie Diane. Au loin, très loin, se trouvaient les montagnes couvertes de neige où Madison a disparu. Elle parvenait même à apercevoir l'autoroute que la famille Culver avait empruntée en quittant sa modeste demeure et qui ondulait comme un serpent en sortant de la ville. Combien de fois avaient-ils regretté cette journée ?"

Naomi Cottle est une jeune femme d'une trentaine d'années qui vit dans l'Oregon. Elle s'est spécialisée dans la recherche d'enfants disparus, lorsque la police a échoué à les retrouver. Elle est actuellement sur la piste de Madison, une petite fille de cinq ans dont on a perdu la trace depuis trois ans.

Ce roman est un page-turner efficace, surtout grâce à la personnalité de Naomi, dont nous comprenons rapidement qu'elle-même a été une de ces enfants volatilisées. Elle a été recueillie courant sur une route, venant de nulle part, ne se souvenant plus de rien. Adoptée par une femme a la bonté inépuisable, elle s'est peu à peu habituée à une vie normale, toutefois régulièrement envahie par des cauchemars inexplicables.

Nous suivons alternativement Naomi dans ses recherches et ses tourments personnels et Madison, qui s'est adaptée comme elle a pu à sa captivité, en s'appuyant sur les livres que ses parents lui lisaient dans un temps qu'elle a en grande partie oublié. Elle s'est construit un monde imaginaire et elle n'en connaît plus d'autre. C'est une partie très troublante et qui m'a gênée. Je pense que l'on ne peut absolument pas se mettre à la place d'un enfant dans une telle situation et je ne suis pas sûre que la fiction puisse vraiment fonctionner dans ce cas-là.

Il n'empêche que l'ensemble est réussi, l'entourage de Naomi et ses propres réactions sont fouillées et pleines d'empathie. La nature a une grande importance et Naomi la connaît bien.

C'est le premier tome d'une trilogie. Je ne sais pas si j'en poursuivrai la lecture ..

L'avis de Clara Kathel

Rene Denfeld - Trouver l'enfant - 300 pages
Traduit de l'anglais par Pierre Bondil
Editions Rivages/Noir - 2019

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07 janvier 2020

Taqawan

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"C'est sûr que c'est compliqué d'envoyer la police dans le bois dire aux Indiens : "C'est fini ! Fermez vos gueules pis faites comme on vous dit !" Ça fait trois cents ans qu'on leur prend leurs terres, qu'on leur impose des lois spéciales. Quand ils commencent à protester, on leur dit qu'ils sont comme tout le monde. Ils sont différents quand c'est le temps de les punir mais comme tout le monde quand c'est le temps de les dédommager".

Ce roman a pour toile de fond les évènements de Restigouche, en 1981 au Québec. Des quotas de pêche au saumon sont brusquement imposés aux indiens Mi'gmaq. Une escouade de policiers les encerclent pour leur retirer leurs filets, autant dire leur retirer en même temps leur principale source de subsistance.

La méthode est violente, de nombreux pêcheurs sont arrêtés, brutalisés, emprisonnés. Parmi eux, le père d'Océane, jeune indienne de quinze ans qu'Yves Leclerc, garde-chasse trouve prostrée dans la forêt, dans un état lamentable. L'homme des bois la recueille, il vient tout juste de démissionner de son poste, choqué par l'opération policière disproportionnée dont il a été le témoin.

Il appelle à l'aide un vieil indien qui vit depuis longtemps à l'écart et une jeune institutrice française avec qui il a eu une histoire qui s'est mal terminée. Mise en confiance, Océane va raconter progressivement ce qui lui est arrivé.

J'ai dévoré ce roman à la fois pour les personnages et pour le contexte de ces années là, où il ne faut pas oublier non plus que le Québec voulait se séparer du Canada. Les Améridiens du Restigouche ont été pris dans des enjeux qui les dépassaient largement. A noter qu'au moment où l'on restreignait drastiquement leur droit de pêcher, des autorisations étaient largement accordées à de riches Américains.

Le roman est constitué de chapitres courts où l'on suit alternativement l'histoire d'Océane et la vie des Améridiens sur leur territoire, avant l'arrivée des blancs. J'ai pu rafraîchir au passage mes connaissances sur la création de la nation canadienne.

Taqawan est le nom donné aux jeunes saumons qui remontent pour la première fois leur rivière d'origine.

"Ici, on a tous du sang indien et quand ce n'est pas dans les veines, c'est sur les mains".

Une bonne découverte.

Quelques avis : Karine Alex Ingannmic Kathel Keisha Luocine Pativore

Eric Plamandon - Taqawan - 208 pages
Editions Quidam - 2018

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05 janvier 2020

Bon dimanche

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Crystal Pite

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02 janvier 2020

le berger de l'Avent

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"Comme née de toute cette blancheur, sur laquelle se dessinaient les cercles noirs des cratères, et des piliers de lave grise comme des fantômes ça et là, une bénédiction semblait baigner ce dimanche dans les montagnes, étreignant presque le coeur ; un grand calme solennel, aussi blanc que l'innocence, s'élevait des petites fermes éparpillées au loin, en contrebas, dont le feu des cheminées s''évanouissait dans une poussière de neige - une paix inconcevable, pleine d'une promesse insoupçonnée - l'Avent, l'Avent !"

Chaque année depuis vingt-sept ans, Benedikt le berger se met en route vers la montagne avant Noël, pour récupérer les moutons égarés. Il est accompagné de Léo, le chien et Roc, le bélier, ils forment une trinité. Sur cette terre d'Islande où le climat est implacable, il faut se dépêcher avant que l'hiver ne s'installe complètement.

L'histoire est courte et simple, Benedikt connaît le périple comme sa poche, mais cette année est particulière, les obstacles inattendus se multiplient et un violent blizzard vient contrarier le bon déroulement de l'opération.

C'est un bandeau sur le livre qui a retenu mon attention. L'écrivain Jón Kalman Stefánsson le qualifie de joyau et ce n'est pas exagéré. Il fait d'ailleurs une postface qui situe l'auteur et son oeuvre en Islande. L'écriture est magnifique et la narration nous fait sentir toute la beauté et la dangerosité de l'expédition de Benedikt.

Le parcours est ponctué d'arrêts dont certains où il est attendu et accueilli en habitué. Mais la plupart du temps il est dans la solitude et la réflexion, instants qu'il aime tout particulièrement partager avec son chien et son bélier.

"Les allumettes étaient humides, impossible d'allumer ni chandelle ni réchaud. Mais il savait attendre ... Il les glissa sous ses vêtements, contre sa peau, s'assit, et s'endormit. A son réveil, la chandelle brilla et l'eau fut mise à bouillir. Celui qui n'a jamais bu de café dans un trou, sous la terre, au milieu de montagnes désolées, quand le blizzard hurle et qu'au-dehors il fait trente degrés en dessous de zéro, celui-là ne connaît pas le goût du café ..."

Un indispensable.

L'avis d'Hélène

Gunnar Gunnarsson - Le berger de l'Avent - 96 pages
Traduit de l'islandais par Gérald Lemarquis et María S. Gunnarsdóttir
Postface de Jón Kalman Stefánsson traduite par Eric Boury
Zulma poche - 2019

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