Le goût des livres

19 septembre 2017

Pause

Je pars quelques jours à Chaumont-sur-Loire pour le Festival International des Jardins. Entre les jardins et les installations d'art contemporain de jour et de nuit, je ne risque pas de m'ennuyer.

Bonne semaine à vous et à bientôt.

chaumont

Posté par aifelle1 à 05:59 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags :


18 septembre 2017

Les buveurs de lumière

editions-metailie_com-buveurs-de-lumiere-hd"Quand les adultes entendent grincer une petite porte sombre dans leur coeur, ils montent le son de la télé. Ils s'enfilent un verre de vin. Ils disent au chat que c'était juste une porte qui grinçait. Le chat sait. Il saute du canapé et sort de la pièce. Quand cette petite porte sombre dans un coeur se met à faire clic-clac clic-clac clic-clac si fort et si violemment qu'on voit littéralement battre leur poitrine - eh bien là  ils disent qu'ils ont du cholestérol et ils essaient d'arrêter le beurre, ils se mettent à aller marcher".

Une dystopie qui met le coeur en joie, vous n'y croyez pas ? Vous avez tort, je viens d'en lire une. Sans doute parce que ce n'est pas la catastrophe climatique en cours qui est mise en avant, mais plutôt la relation entre un petit groupe humain atypique et attachant.

Dylan a vécu toute sa vie à Soho dans un cinéma géré par sa mère Vivienne et sa grand-mère, Gunn. La mort rapprochée des deux femmes lui révèle qu'il n'a plus rien et doit quitter cet univers familier. Sans le lui dire, sa mère avait acheté une caravane à Clachan Fells, au nord de l'Ecosse, pour lui assurer au moins un toit. La famille est originaire des îles de cette région.

Par ailleurs, nous sommes en 2020 et l'hiver est anormalement précoce et dur. Il neige même à Jérusalem, la température descend constamment. C'est dans ce contexte que Dylan débarque à Clachan Fells, où il fait déjà nettement plus froid qu'à Londres. La caravane est sommairement équipée, en tout cas pas pour les temps qui s'annoncent. Dylan découvre les quelques habitants qui l'entourent, en premier lieu Stella, adolescente en cours de transformation. Elle est née garçon. Dylan tombe immédiatement amoureux de sa mère, Constance, qu'il surnomme "la cireuse de lune".

La petite communauté de laissés pour compte se débrouille comme elle peut avec les conditions de vie qui se dégradent. Constance est une bricoleuse pleine de ressources et Stella se débat courageusement avec les humiliations et les problèmes liés à son changement de sexe.

Ce roman a un charme fou, qui tient à ses personnages parmi les plus beaux rencontrés dans mes lectures récentes. Il y a une humanité et une tendresse fortes entre eux et une acceptation (plus ou moins facile) des problèmes de chacun. La description des paysages de glace, de neige, de montagnes, de nuages, est lyrique, poétique, éblouissante. On a beau savoir que cette beauté est liée à une catastrophe majeure et angoissante, elle est réelle et elle est là.

Dylan, le géant au coeur tendre, va découvrir la raison pour laquelle sa mère a acheté une caravane justement dans cet endroit-là. Les secrets enfouis des deux femmes le bouleversent et lui rendent plus proches ses chères disparues.

C'est une histoire de tolérance, d'amour inconditionnel, de solidarité dans un monde qui se délite, mais où la vie continue malgré tout.

Et si vous voulez savoir qui sont "les buveurs de lumière" bien nommés du titre, il vous faudra le lire ..

Une belle découverte et un coup de coeur.

"L'homme dit quelque chose au micro pendant que de gros téléviseurs passent des séquences d'informations en boucle et tout le monde est scotché devant - ne peut s'empêcher de regarder, ne peut détourner les yeux, se levant seulement pour aller chercher à manger ou aux toilettes. Dehors il neige à gros flocons et les gens envoient des SMS angoissés. Même ici il règne un froid polaire. Au micro un type fatigué explique qu'il y a un poste de secours dans le Coin des Affaires et de la soupe gratuite à la cafétéria. Ils ont transformé Ikéa en un lieu ou la communauté peut recevoir des soins médicaux, s'abriter, acheter à manger, se réchauffer. Dylan ressent une curieuse exaltation d'être assis là devant une assiette de boulettes de viande et de frites arrosées de jus et d'un supplément de sauce à la canneberge. La personne au micro se remet à parler d'une voix déprimée".

Prix Transfuge du meilleur roman anglophone 2017 

Merci aux Editions Métailié

L'avis de Maryline

Jenni Fagan - Les buveurs de lumière - 304 pages
Traduit de l'anglais par Céline Schwaller
Editions Métailié - 2017

Posté par aifelle1 à 07:10 - - Commentaires [45] - Permalien [#]
Tags :

17 septembre 2017

Bon dimanche

 

Le site de Mélanie de Biasio (un nouvel album sort le 6 Octobre)

A-3282691-1465942106-2790_jpeg

Posté par aifelle1 à 07:17 - - Commentaires [36] - Permalien [#]
Tags :

10 septembre 2017

Bon dimanche

Je venais à peine de découvrir cette jeune chanteuse talentueuse (sur France-Musique) que j'apprenais dans la foulée sa disparition tragique cet été, beaucoup trop tôt. Tristesse ..

Le site de Barbara Weldens

Barbara Weldens

Posté par aifelle1 à 06:34 - - Commentaires [49] - Permalien [#]
Tags :

09 septembre 2017

Etretat, côté jardin

Les jardins d'Etretat sont ouverts au public depuis septembre 2016. Je n'avais pas encore eu l'occasion d'y aller, c'est chose faite et voilà un jardin de plus à visiter à chaque saison, tant il doit changer.

Les jardins ont été créés au début du vingtième siècle par une comédienne célèbre, Madame Thebault, sur la falaise d'amont. Les documents et la correspondance qui retracent l'histoire des jardins ont été soigneusement conservés dans les archives de la Villa Roxelane. La villa a été nommée ainsi en l'honneur de Roxelane, la belle et insoumise épouse du sultan Soliman, dont le rôle a valu à Madame Thebault de nombreuses récompenses.

L'architecte-paysagiste russe Alexandre Grivko et son équipe de "II Nature landcape design" ont restauré les jardins de la Villa Roxelane et présentent aujourd'hui son nouveau visage, né de la rencontre entre l'art et la nature.

"Le jardin Parnasse représente la côte d'Albâtre en Normandie. Les plantations copient le dessin des falaises. Le nom mythologique Parnasse rend hommage au mont sacré au sommet duquel habitait la muse de l'art, offrant aux invités une inspiration pour la beauté".

A1

A2

 

A3

"Le jardin Avatar transporte le visiteur au pays enchanté où il peut s'imaginer dans la peau du personnage du film Avatar ou encore dans Alice au pays des merveilles"

A4

"Le jardin des Bruits de la Nature, où les oeuvres d'art suspendues aux nuages se font l'écho des sons alentours, rapprochant ainsi science et langage".

A5

A6

A7

A8

A10

A11

A12

 

A13

A14

A15

A16

"Le jardin Etreinte et ses arbres, cachés dans la forêt, accueillent l'ensemble des sculptures de Wiktor Szostalo. Ces oeuvres représentent des gens faisant la queue pour étreindre le dernier arbre sur terre. Le projet Tree Huggers "Etreinte avec les arbres" a été imaginé en 2005. Depuis, il a fait le tour du monde. A partir de brindilles de bois, le sculpteur a créé une série de personnages. Aux visages et aux personnalités variées, elles lancent un appel à préserver la nature".

A17

A18

"Le jardin Emotion ressemble à une traversée des fonds océaniques. Au cours de la balade, on découvre les coquillages des mollusques de l'océan, reconstitués en l'honneur de l'ostréiculture pratiquée à Etretat depuis le XVIIe siècle. Créés à partir de Buxus Sempervirens et de Enkianthus japonicas, importés du Japon, ils abritent des sculptures en caoutchouc. Oeuvres uniques de l'artiste espagnol Samuel Salcedo, ce sont des visages qui laissent deviner toute la gamme des émotions humaines".

A19

A20

A21

A22

A23

A24

A25

A26

A27

A28

A29

A30

A31

Nous revenons au projet de Wiktor Szostalo. "Pour chaque pays, l'artiste créé un nouveau personnage. En France, c'est Claude Monet, célèbre peintre français qui a servi de source d'inspiration pour Wiktor. Cette sculpture fait référence au célèbre tableau du peintre "Soleil couchant à Etretat". L'artiste semble observer la scène depuis un bateau . Il peint l'océan à grands coups de pinceaux, créant ainsi son chef-d'oeuvre qui ne laisse pas indifférent, tout comme les jardins d'Etretat"

A32

"Le jardin Eléments représente le mouvement de l'océan, les vagues, les houles et les marées. Taillés avec finesse dans les buissons de Phillyrea Angustifoli, ils donnent l'impression de former la crête d'une vague qui vient se briser contre les bordures d'agapanthes bleues, Agapanthus africanus. En face, s'offre une vue imprenable sur la falaise d'Aval et la fameuse aiguille qui jaillit de l'océan".

A33

A34

A35

Vous tournez la clef et vous avez de la musique ..

A36

Je crois que c'est la première fois que je visite un jardin sonorisé. Si c'est un vrai plus dans le jardin des Bruits de la nature où il se dégage une ambiance étrange et prenante, je n'ai pas trouvé que c'était indispensable dans d'autres parties du jardin. Le silence c'est bien aussi. Silence tout relatif au milieu d'autres visiteurs ..

C'est en tout cas un jardin étonnant et captivant, appelé à évoluer encore. Certains oeuvres sont temporaires et seront remplacées par d'autres. Et il faut reconnaître qu'il bénéficie d'un cadre exceptionnel.

Vous trouverez toutes les infos pratiques et historiques ici

Un article très détaillé du Figaro Jardin raconte dans quelles conditions le jardin été recréé par Alexandre Grivko

Pour le texte, j'ai repris les explications du site internet des jardins d'Etretat ou la plaquette de présentation.

P1160167

Posté par aifelle1 à 12:49 - - Commentaires [40] - Permalien [#]
Tags : , , ,


05 septembre 2017

Le camp des autres

image"Ils ont continué à parler à l'aplomb cru du soleil de mai. Ils ont continué à jongler leurs méfiances, leurs silences, leurs regards, sans jamais être certains de savoir s'ils jouaient finalement dans la même équipe ou l'un contre l'autre. Jean-le-Blanc a respecté les distances de sécurité le temps qu'il fallait pour que l'enfant se rende compte qu'ils étaient déjà ensemble à parler la même langue. Mais rien ne put et ne pourrait jamais faire disparaître les deux pas de recul au fond des yeux de Gaspard, cet arrière-goût dans la bouche, cette manière particulière de poser son corps sans être jamais vraiment en sûreté. Une attitude que l'homme partageait avec l'enfant tout comme le bâtard, tout comme le furet, tout comme chaque être qui a eu un jour à tremper sa langue dans la cruauté des autres".

Première lecture de la rentrée littéraire et coup de coeur. Dès les premières lignes, je me suis glissée à nouveau avec bonheur dans la prose de l'auteur, toujours aussi sensible et écorchée vive. Le début frappe fort avec la course éperdue de Gaspard, gamin qui fuit la violence du père. On devine que le bâtard blessé qui accompagne l'enfant a dû le défendre et se prendre des coups.

L'urgence est de mettre de la distance entre les fuyards et ceux qui les ont sûrement pris en chasse. L'enfant s'enfonce dans la forêt, à la fois hostile et protectrice. On sent qu'il la connaît bien et sait y trouver ressources et refuge, mais la solitude du petit et la misère de sa situation fend le coeur. L'histoire se déploie quand il tombe sur la cabane bien cachée de Jean-le-Blanc, un marginal qui a choisi de vivre à l'écart des hommes.

Gaspard va pouvoir baisser un peu les défenses, d'abord avec précaution, il n'a jamais été traité avec bienveillance. Chez Jean-le-Blanc, il va faire la connaissance d'une étrange bande d'individus, surnommés "la caravane à Pépère" au début du XXe siècle. Ses yeux vont s'ouvrir sur le monde qui l'entoure, peu recommandable aux yeux des bourgeois, mais digne et fier à sa manière. La belle Sarah va le prendre sous son aile et lui éviter les plus gros écueils.

Dans ce roman, l'art de l'auteur est de nous parler des gueux et des exclus de toutes les époques à travers le périple de Gaspard. Le livre se clot sur l'apparition des fameuses Brigades du Tigre, mises en place par Clémenceau pour "nettoyer" les campagnes de ses brigands de toute sorte, y compris les rebelles à l'ordre établi.

J'ai été happée dès le début par l'écriture toujours aussi poétique de l'auteur et en même temps bien ancrée dans le réel. La forêt est un personnage à part entière, elle vit, elle bruisse, elle frémit et la lectrice avec.

"Ne te laisse jamais enfermer petit. Si quelqu'un par un beau jour te dit que tu ne vaux rien dis-toi qu'il te veut à son service et quand tu le croiras tu seras son esclave. Tu sais ce que nous avons tous en commun ? Nous sommes des fuyards debout. C'est le Non qui nous tient. Ne renonce jamais à refuser. Et dis-toi que personne n'est mauvais par nature, c'est du foin de vache à salon. Tu sais pourquoi Sarah est belle ? Parce qu'elle est libre. Et sais-tu pourquoi elle est libre ? Parce qu'elle a tranché la gorge de celui qui lui avait coupé les ailes. Ni plus ni moins. Sinon elle serait déjà morte, laminée par des moins que bête, à se panser le coeur d'opium au fin fond d'un bordel".

Un coup de coeur vous dis-je !

L'avis de Leiloona

Thomas Vinau - Le camp des autres - 191 pages
Alma Editeur - 2017

Posté par aifelle1 à 07:49 - - Commentaires [62] - Permalien [#]
Tags :

04 septembre 2017

Bondrée

CVT_Bondree_984"Ces filles l'avaient cherché, voilà ce que la plupart des gens ne pouvaient s'empêcher de penser, et ces pensées soulevaient en eux une espèce de repentir gluant qui leur donnait envie de se battre à coups de poing, de se gifler jusqu'au sang, car ces filles étaient mortes, bon dieu, dead, fort Christ's sake, et personne, pas plus elles que les autres, ne méritait la fin qu'on leur avait réservée".

Une forêt, un lac, des chalets de vacances, deux filles un peu trop libres, un tueur : voilà tous les ingrédients qui font de ce roman un excellent polar. Ajoutez-y la savoureuse langue québécoise pour pimenter le tout et vous comprendrez pourquoi je l'ai dévoré.

Reprenons un peu l'histoire. Bondrée est un lieu de villégiature où se retrouvent chaque été des familles québécoises et américaines. Zara Mulligan et Sissy Morgan sont deux adolescentes inséparables qui font les folles, boivent plus que de raison et sont regardées avec une certaine envie par les plus jeunes.

Le lieu garde en mémoire l'histoire d'un trappeur solitaire, Landry qui posait des pièges dans la forêt et a fini par se pendre. Lorsque l'on retrouve Zara morte, la jambe prise dans un piège, le fantôme de Landry est aussitôt convoqué et la petite communauté s'affole.

L'inspecteur Stan Michaud et son adjoint, après une courte enquête, ne peuvent que conclure à un accident, faute d'éléments concrets. Mais l'inspecteur est suffisamment aguerri pour ne pas être tranquille et redouter une suite .. qui surviendra lorsque Sissy Morgan est retrouvée à son tour dans la forêt, la jambe prise dans un piège similaire. Le doute n'est plus permis, un tueur est parmi eux.

J'ai à peu près tout aimé dans ce polar, l'ambiance, les évènements qui s'enchaînent, la personnalité de l'inspecteur Michaud, en fin de carrière, usé par des affaires "boomerang" qu'il n'arrive pas oublier et les filles bien sûr. L'histoire est racontée en partie par Andrée Duchamp, petite ado qui voit les adultes autour d'elle changer, se comporter bizarrement et qui aimerait bien y mêler son grain de sel.

Un seul bémol, les phrases en anglais non traduites, c'est très agaçant. L'éditeur doit partir de l'a-priori que 100 % de la population française parle anglais couramment. Désolée, ce n'est pas le cas.

Pas de quoi cependant vous priver d'un roman aussi réussi.

L'avis de Cathulu Le Papou

Andrée A. Michaud - Bondrée - 368 pages
Editions Rivages - 2016

Posté par aifelle1 à 07:01 - - Commentaires [40] - Permalien [#]
Tags : ,

03 septembre 2017

Bon dimanche

Dimanche dernier, il n'y a pas eu de vidéo, mais Colo a eu la bonne idée de m'en proposer une que je m'empresse de partager avec vous aujourd'hui. Un guitariste  espagnol, Javier Limón et une chanteuse espagnole elle aussi, d'origine équato-guinéenne, Buika. Merci pour cette belle découverte.

Les paroles de la chanson en espagnol ici (merci Tania)

buikajavier

Posté par aifelle1 à 06:49 - - Commentaires [40] - Permalien [#]
Tags :

30 août 2017

Marcher droit, tourner en rond

marcher_droit"Quand j'ai fait part à ma tante de ma surprise à la voir fréquenter autant de mythomanes et de malades mentaux, elle m'a répondu qu'elle me fréquentait bien, moi : preuve qu'elle me prend pour un psychotique au mépris des explications fournies par le professeur Urs Weiss soi-même, qui définit le syndrome d'Asperger comme un variant humain non pathologique voire avantageux, puisqu'il garantit, au prix d'une asociognosie parfois invalidante, une rectitude morale plutôt bienvenue dans notre époque de voyous."

Ce roman n'a que 122 pages, mais elles sont hautement réjouissantes, mes amies blogueuses ne m'avaient pas menti (coucou Keisha). L'action, si l'on peut dire, se déroule pendant l'inhumation de la grand'mère Marguerite qui vient de quitter ce monde une semaine avant sa centième année.

Le narrateur, qui n'est autre que son petit-fils, est indigné par le discours de la dame Vauquelin qui rend hommage à la défunte en alignant les mensonges et les contre-vérités. Le petit-fils, âgé d'une quarantaine d'années, est atteint du syndrome d'Asperger, il raisonne avec une logique imparable et il va s'efforcer de rétablir les faits comme ils sont aux yeux du lecteur.

Les sujets qu'il aborde permettent de se faire une idée de la vie qu'il mène et de celle de la famille. Il pulvérise toutes les hypocrisies couramment admises par tout le monde. On saisit au fur et à mesure qu'il a plusieurs passions (obsessions ?) : le scrabble, les catastrophes aériennes et Sophie Sylvestre, son amour de jeunesse, non partagé, c'est le moins qu'on puisse dire.

On en apprend de belles sur la famille ; inceste, tromperies, alcoolisme, voire pire. La société et ses absurdités est passée au laser de la même manière, avec une franchise dérangeante pour ceux qui l'entourent. Inutile de préciser qu'il n'est pas en odeur de sainteté dans le cercle familial.

"De même qu'on nous dit à l'échelle familiale que ma grand-mère Marguerite, femme réactionnaire et foncièrement égoïste, représentait un modèle de bonté et de tolérance, on nous serine à plus grande échelle qu'il nous faut à la fois abattre les dictatures et vendre aux tyrans des armes pour équilibrer notre balance commerciale ; produire plus de voitures et diminuer les émissions de gaz d'échappement ; supprimer les fonctionnaires et améliorer le service public ; restreindre la pêche et manger plus de poisson ; préserver les ressources en eau douce et saloper les aquifères au gaz de schiste".

En refermant ce court roman, on n'a qu'une envie, trouver un autre titre de l'auteur.

L'avis de Athalie Delphine-Olympe Keisha Luocine Sandrine Zazy 

Emmanuel Venet - Marcher droit, tourner en rond - 122 pages
Editions Verdier - 2016

Posté par aifelle1 à 06:48 - - Commentaires [58] - Permalien [#]
Tags :

25 août 2017

Mini-pause

Vous avez tous remarqué je pense les nombreux dysfonctionnements de canalblog durant le mois d'août. Ce matin, je constate que les trois-quarts des photos n'apparaissent pas ; par ailleurs, il est quasiment impossible de laisser un commentaire sur les blogs des copines, ce doit donc être la même chose chez moi. Une grosse panne devait être réparée cette semaine (personnel rentré de vacances), visiblement c'est plus compliqué que prévu.

Je mets le blog en mini pause, histoire de souffler un peu parce que rédiger un billet dans ces conditions là relève de la haute voltige et au final vous n'y avez pas accès, ou si peu. Au passage, merci de votre persévérance, à vous qui passez encore et revenez voir plus tard.

Je vais m'atteller sérieusement à un changement de plateforme. Malgré mon peu d'envie de passer du temps à retrouver des repères ailleurs, ma patience est épuisée, les bugs sont trop nombreux sur canalblog et de manière récurrente.

Bon week-end et à bientôt.

P1160167

Posté par aifelle1 à 06:58 - - Commentaires [59] - Permalien [#]