Le goût des livres

15 juin 2017

PAUSE

Le temps des vacances est arrivé pour moi ; départ demain pour une région que j'apprécie beaucoup. A moi le farniente, la campagne, le calme, les vieilles pierres, les visites (le musée Soulages, Conques, Cordes-sur-Ciel etc ..).

Retour dans deux semaines (sans internet), davantage peut-être pour le blog, la motivation baisse !

Portez-vous bien et à bientôt.

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Belcastel (source photo)

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13 juin 2017

Les mensonges de la mer

Les mensonges de la mer"Il y avait peut-être quelque chose de miraculeux dans ces moments passés dans un espace clos entouré d'une épaisse forêt, alors que chacun de nous, oppressé par ses propres sentiments, ne supportait plus cette tension intérieure et, sans tomber dans ce qui aurait pu être d'assez conventionnels épanchements, ne s'en détachait cependant pas totalement ; ces quelques soirées dans la maison de Morikata, ces discrets moments de vide, en ce qui me concerne du moins, sont comme une chose organique susceptible de se déliter et que je préserve avec le plus grand soin. Jusqu'à la fin, je n'ai rien su du passé de M. Yamané, et lui n'a rien su du mien. Pourtant, ce qui a donné comme une tonalité décisive à ma vie ensuite, il me faut reconnaître qu'au fond ce furent ces soirées si particulières."

Au début des années 1930, un jeune chercheur en géographie humaine vient en mission sur un île isolée au sud de Kyûshû.

Il arpente l'île du nord au sud, seul ou en compagnie d'un guide, à la recherche des ruines d'un temple boudhiste, l'île ayant été le théâtre de l'affrontement entre boudhisme et Shugendô, l'un ayant remplacé l'autre. La vie sur l'île est immuable et n'a guère changé depuis plusieurs générations. Les visiteurs sont rares et bien accueillis.

Notre jeune chercheur marche beaucoup, étudie minutieusement la flore, la faune, il voit le fameux "saro" presque en voie de disparition. L'habitat l'intéresse tout autant et les moeurs des habitants. Il fait des rencontres importantes, un ancien marin, M. Yamané, lui offre l'hospitalité et lui donne de précieux renseignements sur le passé. La spiritualité imprègne toute l'île, on la sent encore vivace.

Amis de la lenteur, soyez les bienvenus, nous découvrons l'île et ses trésors au même rythme que le narrateur. Les descriptions de la nature sont pleines de poésie, les rencontres courtoises et enrichissantes, le temps semble s'être arrêté sur l'île. Le jeune chercheur est tourmenté par les derniers évènements de sa vie, assez sombres, il va éprouver des sensations inattendues au cours de son périple, qui le changeront durablement.

C'est une histoire typiquement japonaise. J'ai manqué de connaissances historiques et culturelles pour apprécier vraiment un certain nombre de réflexions, mais ce n'est pas gênant pour la compréhension générale du roman. L'évocation de coutumes et croyances anciennes peut se retrouver dans tous les pays et donnent une tonalité particulière à cette exploration.

L'histoire se clôt cinquante ans plus tard, avec l'un des fils du narrateur. Le saut dans le temps est gigantesque, l'île est profondément transformée, mais derrière cette atteinte des hommes, son intemporalité subsiste, rassérénant le vieil homme.

C'est un roman tranquille et apaisant où j'ai aimé me perdre pendant quelques jours, loin du tapage de nos vies modernes.

Merci à Babelio-Masse critique et aux Editions Picquier

Masse critique

Nashiki Kaho - Les mensonges de la mer - 196 pages
Traduit du japonais par Corinne Quentin
Editions Picquier - 2017

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11 juin 2017

Bon dimanche

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08 juin 2017

Jeunesses

51TF6ZHD96L__SX310_BO1,204,203,200_"On parle incessamment de la jeunesse. Des gens sérieux se sont penchés sur elle, comme si elle était gravement malade. Des députés, des professeurs, des sociologues, des prêtres, des journalistes, et même des psychanalystes ... Désespoir juvénile, ont estimé les uns ; mal du siècle et démoralisation précoce, ont dit les autres ...
Et je vais m'y aventurer à mon tour, me pencher sur elle au risque de tomber.
La jeunesse ? J'ai un peu oublié ce que c'est. Pendant longtemps, j'ai tâché de rattraper la mienne, tel un chien qui cherche à se mordre la queue. Mais il y a belle lurette que j'ai renoncé à lui courir après. Heureusement, il me reste encore celle des autres et cela m'intéressait de la voir de près".

Dans les années 1953-54, Henri Calet a effectué des enquêtes pour différents magazines, notamment ELLE, qui ont été compilées dans ce recueil. Il s'agissait de comprendre l'état d'esprit de la jeunesse et comment elle vivait.

Il y a dix-huit témoignages, je ne vais pas entrer dans les détails, il n'y en a pas qui m'ont marquée plus que d'autres, mais plutôt m'attacher à une impression d'ensemble. Il faut préciser d'abord que l'auteur s'est cantonné à Paris ou proche banlieue. Je pense qu'à l'époque, il aurait eu d'autres réponses en province, la différence était encore grande entre la capitale et le reste du pays.

Certaines questions posées ne le seraient sans doute plus aujourd'hui, en tout cas pas de la même manière. Par exemple : "Etes-vous croyant ?". Un nombre non négligeable d'interviewés vont encore à la messe le dimanche. Si l'auteur s'autorise à aborder l'amour, il n'est pas question de sexualité, alors qu'elle serait omniprésente de nos jours.

La personnalité d'Henri Calet transparaît, il se met d'ailleurs souvent en scène. En tant qu'homme de cinquante ans, il se sent parfois bien vieux et hors-jeu face à tous ces jeunes. A la question "A partir de quel âge est-on vieux", on lui répond gentiment et probablement à côté pour ne pas le vexer. Il découvre un univers qu'il ne connaissait pas et le restitue avec une très légère ironie et beaucoup d'intérêt.

Il a interrogé plus de filles que de garçons et dans des milieux souvent assez aisés. J'ai repéré seulement une petite bonne dont la vie n'est pas facile. Le "c'était mieux avant" en prend un sérieux coup. Des passages entiers n'ont pas vieilli, d'autres par contre font ouvrir de grands yeux, on se demande si on ne rêve pas.

Côté rêves justement, les jeunes filles n'en ont pas beaucoup et ils sont vite rabotés. On sent l'impossibilité pour elles de faire des études puisqu'elle sont vouées au mariage et à la maternité. Il n'est pas bien vu qu'elles montrent trop d'ambition. Elles veulent presque toutes se marier avec des hommes plus âgés qu'elles (de 10 ou 15 ans).  L'obéissance aux parents ne se remet guère en question, souvent elles vivent encore chez eux. Les problèmes de logement sont récurrents, les journées de travail sont longues et ne permettent pas beaucoup de loisirs. Nous sommes loin des 35 heures.

C'est le début de la guerre froide, la peur d'une nouvelle guerre est là avec le choc lié à l'explosion de la bombe atomique à peine dix ans plus tôt, mais les jeunes interrogés se tiennent plutôt à distance de la politique.

Il y a ceux qui passent leurs nuits dans les caves de Saint-Germain, il est beaucoup question de théâtre, plutôt classique. Ils lisent presque tous, vont au cinéma. Certains veulent fonder une famille mais n'en ont pas les moyens.

"Je lis avec méthode. Je choisis un auteur et j'étudie tous ses ouvrages. Je discute avec lui. J'ai les oeuvres complètes de Frison-Roche. Je prends des notes sur des fiches, j'écris les idées qui me choquent ou qui me plaisent. Je n'ai pas d'écrivain préféré. Certains livres de Jean-Paul Sartre m'ont beaucoup plu, d'autres m'ont horrifiée. Je trouve Dominique Rolin tout-à-fait bizarre, mais elle me plaît assez. Mon grand dada, c'est Baudelaire."

Quelques questions posées :

"Avait-elle un écrivain favori ? Quelle était son opinion sur les interprètes ? Quel est le plus beau jour de la vie d'une jeune fille ? Qu'est-ce que le flirt ? Lisait-elle beaucoup ? Et le sport ? Quels sont ses sujets de distraction ? Redoutait-elle une guerre ? Quels étaient ses journaux ? Quelles sont les rubriques qui l'intéressent ? Aimerait-elle avoir des enfants ?  Comment voyait-elle l'avenir ? Avait-elle l'eau chaude ? "

J'ai souvent entendu parler d'Henri Calet, sans l'avoir lu. C'est fait et je vais sûrement continuer, j'ai aimé sa manière d'aborder les autres et la profondeur sous la légèreté apparente.

 

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Henri Calet - Jeunesses - 314 pages
Le Dilettante - 2003

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06 juin 2017

S'enfuir

couv-final-1_2C'est ma troisième BD de Guy Delisle et la meilleure à ce jour à mon goût. Il y a pourtant très peu de dialogues et les scènes sont répétitives, mais il y a une tension et une angoisse justement dans la répétition des jours qui se suivent, toujours les mêmes, monotones et désespérants.

C'est l'histoire de Christophe André, kidnappé en Ingouchie en 1997, petite république à l'ouest de la Tchétchénie. Il participait à sa première mission humanitaire quand il a été enlevé par un groupe d'hommes. Il pense d'abord qu'ils en veulent à l'argent qui est dans le coffre, mais non, c'est bien lui qui est visé, avec à la clé une demande de rançon exorbitante.

Il se retrouve menotté à un radiateur dans une pièce nue, avec peu de contacts avec ses géôliers qui parlent une langue qu'il ne comprend pas. Il soupçonne qu'il est en Tchétchénie. Il est détaché seulement à l'heure des repas. Les journées se traînent, il essaie de ne pas perdre le compte des jours ; l'auteur s'attache surtout à ses tourments intérieurs, puisque par ailleurs il ne se passe rien.

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Christophe passe par toutes les phases possibles, tantôt il a l'espoir de s'évader, tantôt il se croit abandonné de tous, oublié, voué à rester là sans fin. Il lutte de toutes ses forces contre ces accès de désespoir. Il est toujours fatigué, mal nourri, aux aguets des bruits de la maison.

Il est parfois extirpé de la pièce où il est, photographié, pour les négociations en cours pense-t'il et ramené à son radiateur pour une autre série de journées sans fin. Les évènements vont s'accélérer à la fin de l'album et les précisions de l'auteur en note permettent de souligner à quel point la situation était dangereuse pour tout le monde.

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Une lecture prenante, où je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

L'avis de Karine Keisha Noukette

Guy Delisle - S'enfuir - 428 pages
Editions Dargaud - 2016

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04 juin 2017

Bon dimanche

L'Orchestre des Jeunes du Venezuela

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01 juin 2017

Terminus Allemagne

71kupzT7lML"Kornitzer ne savait pas grand-chose de l'évolution de ses collègues au sein du tribunal, c'était mieux ainsi, ou peut-être pas. Il ne convenait pas de poser des questions sur le passé. Une discrétion généralisée semblait être le moyen d'apaiser le passé et de l'effacer de la conscience. Même son passé à lui était tabou, personne ne posait de questions. Maintenant était maintenant, on était pressé par le quotidien. Ainsi avait-il la bouche cousue".

Le roman s'ouvre sur le retour en Allemagne de Richard Kornitzer, en 1948. Il a dû fuir le pays dix ans plus tôt, déchu de sa nationalité et de ses droits parce que juif. Il est passé du statut de jeune juge à la carrière prometteuse à paria. Sa femme Claire, aryenne, a perdu elle aussi sa florissante société de publicité.

Acculés tous deux, ils décident d'émigrer ; ils envoient leurs deux enfants en Angleterre, Richard va à Cuba où Claire le rejoindra au plus tôt. La déclaration de guerre en 1939 va déjouer leurs plans et la famille va être séparée plus de dix ans.

Le retour ne va pas être facile. Claire et Richard doivent refaire connaissance dans un pays dévasté. Ils ne savent pas exactement où sont leurs enfants et entreprennent rapidement des recherches. Ils ignorent ce qu'ils ont vécu chacun de leur côté pendant ces dix années. Tout est à reconstruire.

Je suis assez partagée sur cette lecture. L'aspect historique est passionnant et très détaillé. L'auteure revient sur le déroulement des évènements à partir des années 30, puis sur le long exil de Richard à Cuba, l'hébergement des enfants en Angleterre, le persécution dont Claire est victime en temps qu'épouse d'un juif. Le lecteur mesure parfaitement à quel point le régime nazi a détruit des familles durablement, puisque la fin de la guerre ne signifie pas la fin de leurs problèmes.

Richard va se battre toute sa vie pour récupérer un niveau équivalent à celui qu'il avait avant l'exil, sans y parvenir. Son amertume est grande en voyant qu'un certain nombre de magistrats nationaux-socialistes sont eux restés en place et sont mieux lotis que lui. Par ailleurs, son rêve de réunir la famille comme avant ne se réalisera pas, les enfants ont grandi sans eux et ne veulent pas revenir dans un pays qu'ils ne considèrent pas comme le leur.

Là où le bât blesse, c'est dans l'aspect romanesque du livre. Je ne me suis pas attachée aux personnages, peut-être à cause d'une narration trop froide et distanciée. Il y a de plus des lourdeurs et des longueurs qui n'aident pas à la compréhension des enjeux. J'ai même trouvé les cent dernières pages assez embrouillées quant à l'évolution de Richard et à son obssession d'être indemnisé à hauteur de ce qu'il a perdu.

Une lecture en demi-teinte qui a son intérêt, mais où j'ai fini par m'ennuyer.

L'avis de Cathulu, plus enthousiaste que moi puisqu'elle en a fait un coup de coeur.

Ursula Krechel - Terminus Allemagne - 438 pages
Traduit de l'allemand par Barbara Fontaine
Carnets Nord - 2014

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29 mai 2017

Une activité respectable

arton13570-dc459"Je vis la même journée depuis vingt-cinq ans et j'en ai déjà trente. Toute petite alors, dans mon pyjama soyeux, tôt le matin, je suivais mon père qui me tenait par la main dans l'obscurité de l'escalier menant à notre cuisine, je le laissais me soulever pour m'asseoir sur ma chaise et, dans les murmures de sa radio, je prenais mon petit-déjeuner face à lui les yeux fixés sur un livre dont il fallait plus tard m'arracher par surprise pour m'emmener me laver. Dans la douche, à travers l'eau ruisselante je cherchais du regard tous les mots imprimés, je lisais les notices de shampoing, les six faces des boîtes de tampons de ma mère, les étiquettes douces de mes vêtements".

C'est un premier contact avec l'écriture de Julia Kerninon et je suis totalement sous le charme. Je savais qu'elle parlait de sa passion pour la lecture et l'écriture, ce qui a priori ne m'attire pas trop, mais il s'y mêle bien d'autres impressions sur sa famille, son enfance, son adolescence, son parcours, ses bonheurs, ses doutes etc ..

Il y a autant de choses tues que dites, avec subtilité et élégance. Elle extorque à son père la permission d'aller vivre un an à Budapest pour se consacrer entièrement à l'écriture. S'y mêle ses aventures de jeune femme, on devine de cuisantes déconvenues, mais aussi des moments de joie totale. L'évocation de son enfance est un délice, avec une première visite mémorable à cinq ans, à la librairie Shakespeare and Company. Ses parents sont assez fantasques et atypiques, beaucoup de tendresse court entre ces soixante pages.

Une petite pépite dont il ne faut pas se priver.

L'avis de Cathulu Cuné Noukette Sandrine Yv

Julia Kerninon - Une activité respectable - 60 pages
Editions du Rouergue - La Brune - 2017

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28 mai 2017

Bon dimanche

Le site de Johann Johannsson

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25 mai 2017

Opération Napoléon

412gsED+WjL__SX210_"Il y a eu tant de dissimulations, tant de choses inventées de toutes pièces ; nous avons dit la vérité sur des mensonges, et menti sur la vérité, enlevé telle chose pour la remplacer par telle autre. C'est notre job. Vous m'avez dit un jour que l'histoire de l'humanité n'était rien d'autre qu'une succession de crimes et de malheurs. Eh bien, c'est aussi une succession de mensonges savamment construits".

En 1945, un avion s'écrase sur le glacier du Vatnajökull en Islande. A son bord, curieusement il y a des officiers allemands et américains. Le blizzard fait rage et les hommes comprennent qu'ils ne vont pas s'en sortir vivants. Ils vont mourir de froid.

En 1999, Kristin reçoit un coup de fil de son jeune frère Elias. Randonneur, il est arrivé sur le glacier avec un ami et il est témoin de la présence importante de l'Armée américaine sur le glacier. Ce qu'il ignore c'est que ce dernier a recraché l'avion et que ce sont les services secrets américains qui sont sur place et vont tout faire pour garder secrète l'opération qu'ils mènent là.

Voilà pour le décor. Un Indridason sans Erlandur et je ne me suis pas ennuyée une seconde. L'auteur évoque à travers cette histoire la présence des forces de l'Otan  en Islande, sur la base de Keflavik, mal tolérée par les Islandais. Les Américains se comportent un peu trop comme des maîtres. Dans cet épisode précis ils se montrent cruels, sans pitié et piétinent allègrement toutes les règles censées être respectées.

Mais revenons aux personnages. Il ne faut pas attendre trop de vraisemblance, Kristin va voler au secours de son frère et vivre des péripéties violentes, avec des tueurs à ses trousses et un espion américain particulièrement sadique. Mais c'est Wonder Woman cette fille, elle résiste à tout, échappe miraculeusement à des situations périlleuses, hantée par l'obsession de sauver son frère de la mort.

Je me suis constamment demandé ce qui relevait de l'histoire réelle et ce que l'auteur avait inventé. Le rôle des Américains n'est pas brillant, il est même franchement immonde et tous les moyens sont bons pour récupérer l'avion au nez et à la barbe des Islandais sans laisser de trace. Il se murmure qu'il y aurait l'or des nazis dans cet avion, version destinée à berner les habitants, la réalité est tout autre.

Il y aura des morts, des courses-poursuites, de grosses émotions et malgré le côté incroyablement blindé de Kristin, j'ai marché et même couru derrière elle avec grand plaisir. Le rythme est soutenu, le suspense est fort tout au long du récit. Et puis, il y a l'Islande avec le froid, la neige, ses tempêtes, ses paysages de lave désolés, ses vieux fermiers rompus au climat de leur île ...

Objectif PAL 3

Les avis très variés de ClaudiaLucia Cryssilda Enna Keisha Valérie Yv

Arnaldur Indridason - Opération Napoléon - 424 pages
Traduit de l'anglais par David Fauquemberg
Points - 2016

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