C'était il y a déjà quinze jours, je me préparais à partir pour le festival Les Boréales, à Caen. Arrivée de bonne heure samedi matin, j'ai retrouvé rapidement Enna et Cryssilda pour une pause café. Mettez trois blogueuses autour d'une même table, vous aurez des bavardages à bâtons rompus sur tout et sur rien sans voir passer le temps et l'heure du débat avec Arnaldur Indridason est très vite arrivée. Enna nous a accompagnées, même si elle ne pouvait pas rester, nous avons commencé à attendre ensemble.

Et enfin, nous sommes entrées dans la place, c'est-à-dire l'Auditorium du Musée des Beaux-Arts pour une heure de rencontre avec l'auteur qui répondait aux questions d'une animatrice dont je n'ai pas retenu le nom. Son traducteur habituel, Eric Boury, était là. On sent une grande complicité entre eux. Je ne prends pas de notes pendant les débats et je ne me fie pas à ma mémoire, mais ce que j'ai bien retenu, c'est qu'Arnaldur Indridason a refusé de dire si Erlandur était mort ou vivant au terme du dernier tome (Etranges rivages). Il a refusé de dire aussi s'il y aurait une suite, donc la porte n'est pas fermée ...

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Après, nous avons patienté, Cryssilda et moi pour une dédicace. Arnaldur Indridason est aimable et souriant et se prête facilement aux demandes de ses lectrices (n'est-ce-pas Cryssilda ?).

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Ensuite, déjeuner tardif en ville, tour rapide du centre, avant de retourner à l'Auditorium pour moi et à la gare pour Cryssilda qui repartait en fin d'après-midi. Je devais assister à une lecture-récital des "Chaussures italiennes" d'Henning Mankell. J'ai d'autant plus apprécié que je venais de terminer "Les Bottes suédoises", c'était un rappel bienvenu du premier volume. Les extraits étaient ponctués de morceaux classiques au piano. Le récitant (Jean-Marc Talbot) et la pianiste (Jeanne-Marie Coise) étaient très bons. C'est une création de l'Orchestre Régional de Normandie.

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Au passage, j'ai aperçu Mehis Heinsaar en dédicace (L'homme qui ne faisait rien)

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Le soir j'aurais pu participer à un dîner nordique, hélas incompatible avec les problèmes alimentaires qui sont les miens. Je suis donc sagement rentrée à l'hôtel, la météo n'étant pas propice à un tour de ville. Ce soir là, le vent a soufflé jusqu'à 114 kms heure ! J'ai tout de même fait un saut au QG du festival, à l'Eglise Saint-Sauveur. Des livres, un point cafeteria, une expo ; j'ai joué pour gagner un week-end en Estonie et j'ai perdu.

Le lendemain, dimanche, premier débat en fin de matinée "La nouvelle vague islandaise" animé par Marie-Madeleine Rigopoulos, avec Soffía Bjarnaddótir (J'ai toujours ton coeur avec moi) et Gudmundur Andri Thorsson (La valse de Valeyri). Je me suis rendue compte, seulement en voyant la couverture de "J'ai toujours ton coeur avec moi" qu'il était dans ma PAL ... Les traducteurs des romans étaient présents, Eric Boury et Jean-Christophe Salaün. Cette nouvelle vague tient peut-être plus compte du contexte social et politique de l'île. L'auteur de "la valse de Valeyri" semble avoir beaucoup d'humour.

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En début d'après-midi, j'ai saisi au vol Olivier Truc, à qui j'ai fait signer un livre. Je savais que je ne pourrais pas assister au dernier débat avec lui, en fin de journée.

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Ensuite, je m'étais seulement fixée la rencontre avec l'auteure norvégienne Herbørg Wassmo, animée par Marie-Madeleine Rigopoulos. Une femme lumineuse, c'est un plaisir de l'écouter, même avec le truchement de la traduction. Je peux dire aux fans que son prochain roman est en cours. J'aurais aimé lui faire dédicacer un livre, mais j'avais un train à prendre. J'ai pu apercevoir Minna Lindgren "Les petits vieux d'Helsinki", Laura Gustafsson "Anomalia", Erik Axl Sund "Les corps de verre". Mons Kallentoft n'était pas encore arrivé.

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Laura Gustafsson

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Minna Lindgren

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Erik Axl Sund

Le bilan du week-end est positif, l'ambiance est sympathique, les possibilités multiples avec les regrets habituels, j'aurais voulu en faire davantage. Les bémols : peu d'espace et surtout une attente importante pour les rencontres. Si vous voulez être sûre d'y assister, il faut être là tôt. Pour peu que le débat précédent soit complet et que peu de personnes sortent, vous aurez attendu pour rien ... Seule solution, arriver dans les premiers. Pour quatre rencontres, j'ai attendu quatre heures, c'est beaucoup.

C'était une première pour moi, mon organisation n'était sans doute pas au top, j'ai envie de renouveler, d'autant que le pays mis à l'honneur l'an prochain est l'Islande ! Arnaldur, le retour ?

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