Salon du livre (1)
Cette année, j'avais décidé d'aller au salon du livre le vendredi, en nocturne, et le samedi. Le programme soigneusement préparé s'est révélé inopérant, les lieux de rendez-vous ayant souvent changé. J'ai eu de plus du mal à me repérer dans les stands et j'ai pesté en voyant comme d'habitude les auteurs avec seulement des livres brochés devant eux, il faut aller chercher les poches ailleurs. L'intérêt du nocturne est d'avoir moins de monde, la déambulation est nettement plus agréable. J'ai retrouvé Hélène déjà sur place, et Dasola en soirée.
Arrivée dans le milieu de l'après-midi, j'ai aperçu quelques auteurs déjà en dédicace, entre autres Johan Theorin "l'heure trouble" et Maxim Chattam.
Je voulais rencontrer d'abord Akira Mizubayashi dont le livre "une langue venue d'ailleurs" m'avait attirée dès sa sortie. Dominique et Keisha en ont parlé, ce qui a décuplé mon envie de le lire. J'ai trouvé un homme affable et souriant, dont je me réjouis à l'avance de suivre les étapes de l'apprentissage du français.
Ensuite, moment intense d'émotion avec Jérôme Garcin. Je n'en dirai pas plus, c'était un échange à fleur de peau d'une jumelle à un jumeau à propos de son dernier livre, Olivier.
Steinnun Sigurdardottir parle bien français. Etant en pleine lecture de "la place du coeur" c'était facile de discuter avec elle, elle est charmante et incite ses lecteurs à lui envoyer un mail pour donner leur avis. Comme sa compatriote Audur Avar Olafsdottir elle regrette l'image véhiculée par les polars sur son pays.
Il y a quelque chose de choquant à voir une meute de journalistes fondre sur un seul homme, en l'occurrence Philippe Sollers. Et moi tout à côté, devant Jo Nesbo, j'étais coincée et ne pouvais plus bouger un cil. Jo Nesbo ne parle pas français, je ne parle pas anglais, grand moment de solitude ..
J'ai pu exprimer à Frédérique Deghelt tout ce que j'avais ressenti à la lecture de "la nonne et le brigand". Elle sait communiquer sa passion de l'écriture et ce qu'elle a voulu dire à travers cette histoire.
A l'écart des célébrités, on peut dialoguer tranquillement avec des auteurs plus confidentiels, mais non moins appréciés, par exemple Jeanne Benameur, dont j'ai tellement aimé "les demeurées". Tout comme Frédérique Deghelt, c'est un vrai plaisir de pouvoir échanger avec elle.
Enfin, Sofi Oksanen. Il était assez tard, Dasola et moi avons cru que les dédicaces étaient terminées, mais non, il n'y avait tout simplement plus personne à ce moment là. Nous avions lu toutes les deux le livre, qu'à cela ne tienne, une page blanche fut découpée où elle a apposé sa signature, aussi imposante que sa chevelure. Elle a un visage expressif qui passe très vite du sévère au souriant. Disponible et accessible, nous avons bénéficié d'un climat décontracté. Notez bien que son prochain livre va sortir en septembre, il est intitulé "les vaches de Staline".
Il se faisait tard, un dernier coup d'oeil à l'enregistrement de l'émission d'Olivier Germain-Thomas "for intérieur" sur France-Culture, avec Hubert Reeves.
A suivre ...










