UN PEU PLUS LOIN SUR LA DROITE
En planque sous les fenêtres de l'appartement du neveu d'un député, place de la Contrescarpe, Kehlweiler avise soudain une drôle de chose sur la grille d'un arbre. Un petit déchet blanchâtre au milieu d'excréments canins. Pas de doute, c'est un os. Et même un os humain .. Naturellement, lorsque Kehlweiler apporte sa trouvaille au commissariat du 5e arrondissement, les flics lui rient au nez. Mais ce petit bout d'os l'obsède tellement qu'il abandonne ses filatures parisiennes et suit une piste jusqu'à Port Nicolas, un village perdu au bout de la Bretagne. Là vit un pit-bull. Une sale bête, qui avalerait n'importe quoi. Y compris un bout de cadavre. Reste à trouver le cadavre. Et l'assassin .. (4e de couverture).
Je suis une inconditionnelle de Fred Vargas, çà ne s'explique pas, çà ne se discute pas, c'est comme çà. Jusqu'à présent, je m'étais limitée à la série des "Adamsberg", j'avais peur de ne pas trouver le même charme aux autres. Je me suis lancée quand même dans celui-ci et j'en suis ravie. L'intrigue n'est pas extraordinaire, j'ai même "coincé" au début sur cette histoire d'os, ce que j'apprécie surtout chez Fred Vargas c'est l'ambiance qu'elle créé et les personnages qu'elle campe.
Louis Kehlweiler m'a beaucoup plu, j'ai retrouvé de l'Adamsberg en lui (ou l'inverse) ce côté fouineur méticuleux, rétif aux normes, cabossé, décalé, blessé par son histoire, attachant. Les personnages secondaires sont tout aussi sympathiques, Marc Vandoosler, le spécialiste du moyen-âge et Mathias, le chasseur-cueilleur. La description d'un petit port de Bretagne et de ses habitants est très plaisante. Le dénouement de l'intrigue lié à une machine à écrire est astucieux. La bonne nouvelle c'est qu'il me reste "debout les morts" et "sans feu ni lieu" à découvrir. Chic.
Fred Vargas - Un peu plus loin sur la droite - Viviane Hamy - 1996
