07 avril 2018

Nátt

"La journée s'annonçait ensoleillée, comme si le temps avait décidé que le meurtre brutal d'un habitant de la ville n'était pas une raison suffisante pour lâcher quelques nuages gris dans un ciel d'un bleu parfait, qu'une légère brise ne parvenait pas à troubler. Au sud, les nuées volcaniques empoisonnaient lentement Reykjavik, l'air souillé porté par le vent d'est ternissant le ciel de la capitale. Mais les cendres n'avaient pas atteint Siglufjördur." "Nátt" est le troisième livre traduit en France de Ragnar Jónasson ; je précise... [Lire la suite]
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04 mars 2015

Les nuits de Reykjavik

"Sentant le sommeil le gagner, il reposa son livre. Il pensait aux nuits de Reykjavic, si étrangement limpides, si étrangement claires, si étrangement sombres et glaciales. Nuit après nuit, ils sillonnaient la ville à bord d'une voiture de police et voyaient ce qui était caché aux autres : ils voyaient ceux que la nuit agitait et attirait, ceux qu'elle blessait et terrifiait". Erlandur est de retour. Nous l'avions laissé en très mauvaise posture dans "Etranges rivages", l'auteur nous fait la surprise de le retrouver quelques... [Lire la suite]
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30 septembre 2013

Etranges rivages

"Il aimait s'allonger sur le dos, la tête posée sur son sac, les yeux levés vers les étoiles en méditant sur ces théories qui affirmaient que le monde et l'univers étaient encore en expansion. Il appréciait de regarder le ciel nocturne et son océan d'étoiles en pensant à ces échelles de grandeur qui dépassaient l'entendement. Cela reposait l'esprit et lui procurait un apaisement passager de pouvoir réfléchir à l'infiniment grand, au grand dessein". L'auteur nous rend enfin Erlandur, après deux épisodes ternes en compagnie de ses... [Lire la suite]
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21 novembre 2011

Chaos sur la toile

"Mais Karitas en avait tout à coup eu assez de sa famille et avait seulement besoin de vite sortir de la salle pour respirer de l'air frais. Qu'est-ce qu'ils croyaient savoir sur l'art pictural, les gamins ? Surréalistes ? Fallait-il maintenant que je me barbouille de quelque tendance ? Mes tableaux étaient ma tendance. Les miens, ceux qui m'étaient les plus proches, ne pouvaient-ils donc rien dire de leurs propres tripes sur mes tableaux ? Et pouquoi mon fils ne pouvait-il rien dire, et où était l'autre fichu garnement ? Ils... [Lire la suite]
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