25 avril 2017

Hiver à Sokcho

"Il ne connaîtrait jamais Sokcho comme moi. On ne pouvait pas prétendre la connaître sans y être né, sans y vivre l'hiver, les odeurs, le poulpe. La solitude." Premier roman d'une jeune auteure suisse, roman d'atmosphère qui met en scène une rencontre évanescente entre un dessinateur de BD français en mal d'inspiration et une franco-coréenne, employée dans un hôtel décrépi. Sokcho est un port endormi l'hiver, attendant le retour des touristes, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière nord-coréenne. La narratrice et le... [Lire la suite]
Posté par aifelle1 à 06:36 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags :

18 avril 2017

Les fausses innocences

"Qu'est-ce donc que cet entêtement de la nature humaine à piétiner ce qui s'offre pour courir après ce qui se refuse". Roger, bourgmestre d'un petit village des cantons de l'Est (frontaliers de l'Allemagne), n'a jamais aimé que Mathilda. Mathilda qui en a épousé un autre, André, le médecin. Un matin, elle vient déclarer à la mairie la mort d'André la veille, dans un accident de voiture, côté allemand. Roger sait qu'elle ment, pour la bonne raison qu'il a ramené lui-même André la veille au soir au domicile conjugal. André... [Lire la suite]
Posté par aifelle1 à 06:37 - - Commentaires [35] - Permalien [#]
Tags : ,
14 avril 2017

La Daronne

"On dit de moi que j'ai mauvais caractère, mais j'estime cette analyse hâtive. C'est vrai que les gens m'énervent vite parce que je les trouve lents et souvent inintéressants. Lorsque par exemple ils essayent de me raconter laborieusement un truc dont en général je me fous, j'ai tendance à les regarder avec une impatience que j'ai peine à dissimuler et ça les vexe. Du coup, ils me trouvent antipathiques. Je n'ai donc pas d'amis ; seulement des connaissances". Autant le dire d'emblée, c'est un coup de coeur. Et pourtant, les thèmes... [Lire la suite]
Posté par aifelle1 à 06:35 - - Commentaires [42] - Permalien [#]
Tags : ,
12 avril 2017

Alice ou le choix des armes

"Elle aimerait pouvoir comprendre comment une personne peut un jour désirer en détruire une autre. Comment une personne peut avec son cerveau et son corps, avec sa bouche, ses mains, son dos, ses avant-bras, avec tout ce qu'elle a  de vivant et d'humain en elle. Comment une personne peut, avec tout ça, grâce à tout ça, orchestrer une destruction, désirer mettre en oeuvre une destruction". Alice Delcourt est suspectée du meurtre de son ancien responsable hiérarchique, Samuel Tison. Dénoncée par lettre anonyme, elle se retrouve... [Lire la suite]
Posté par aifelle1 à 06:07 - - Commentaires [34] - Permalien [#]
Tags :
31 mars 2017

A la grâce des hommes

"Toute la vallée savait que Fridrik rêvait de délester Natan d'une partie de ses biens. Mais quand la police m'a interrogée, quand ils ont compris que j'avais la tête sur les épaules, ça ne leur a pas plu. Femme qui pense n'est jamais tout-à-fait innocente, vous comprenez ? On ne peut pas lui faire confiance. Voilà la vérité, que ça vous plaise ou non, mon révérend !" Voilà un roman qui m'a transportée sans coup férir dans l'Islande du XIXe siècle, dans une vallée dure aux habitants, pauvres et sous l'influence implacable de la... [Lire la suite]
Posté par aifelle1 à 11:27 - - Commentaires [37] - Permalien [#]
Tags : ,
22 mars 2017

Défaite des maîtres et possesseurs

"Je m'étonne de choses banales, mais c'est pour expliquer de quelle manière je me suis retrouvé embarqué. A certaines heures de ma jeunesse, j'ai cru, glorieusement, naïvement (je ne sais plus trop ce que j'avais bu), avoir l'énergie qu'il fallait pour changer le système, et le système en un tournemain m'a porté là où il voulait, pour me faire faire ce qu'il voulait". J'étais prévenue que c'était un roman qui cognait fort. Heureusement j'avais oublié les billets de blogs lus ça et là et je l'ai ouvert sans trop savoir où j'allais. ... [Lire la suite]
Posté par aifelle1 à 06:33 - - Commentaires [67] - Permalien [#]
Tags : ,

20 mars 2017

Les petits pains de la pleine lune

"A l'origine, je n'étais venu dans cette pâtisserie que pour y chercher refuge, mais j'avais maintenant envie d'en savoir un peu plus sur les curieux gâteaux qu'elle vendait en ligne. De quels désirs étaient-ils imprégnés ? De quelles intentions malveillantes la confiture qui les décorait était-elle imbibée ?" Vous prendrez bien un petit biscuit du diable à la cannelle ? ou une meringue à remonter le temps ? Attention, ces intitulés sont à prendre au premier degré. Outre qu'ils sont bons, ces gâteaux ont un vrai pouvoir, ce qui... [Lire la suite]
Posté par aifelle1 à 10:13 - - Commentaires [38] - Permalien [#]
Tags : , ,
14 mars 2017

Dans la forêt

"Une fois que Père a arrêté d'aller travailler, nous étions si coupés de tout, même de Redwood, qu'il était parfois difficile de se rappeler qu'il se passait quelque chose d'inhabituel dans le monde, loin de notre forêt. C'était comme si notre isolement nous protégeait. En juin dernier, quand la lune a brillé toute rouge à cause des incendies d'Oakland, on aurait dit un avertissement nous enjoignant de ne pas nous éloigner de la maison, et les nouvelles que nous avions les samedis soirs ont confirmé ce message. Aussi avons-nous... [Lire la suite]
Posté par aifelle1 à 06:13 - - Commentaires [54] - Permalien [#]
Tags : , ,
07 mars 2017

La montagne radieuse

"Tout en pliant les vêtements de Yûsuke et Kenta qui avaient séché, Sayuri jeta un regard dehors et pensa à l'irradiation que subissaient les deux hommes qui s'activaient sans s'inquiéter de rien. Elle se rappela que l'été précédent, Kenta lui avait parlé d'une rumeur qui circulait parmi ses confrères selon laquelle les aiguilles de pins atteindraient cent becquerels. "La quantité de becquerels est ce qu'elle est, mais quand les cheveux poussent on va chez le coiffeur et quand les branches poussent on élague". C'est ainsi que Kenta... [Lire la suite]
Posté par aifelle1 à 18:09 - - Commentaires [44] - Permalien [#]
Tags : ,
02 mars 2017

Les harmoniques

"Pour Keila, ce mot résonne toujours étrangement. la mort a ses professionnels, comme ceux qui ont enlevé Nayla, leur oncle et leur tante. Extraites des décombres, les victimes du jour avaient des corps et des blessures. On les identifiait, on prévenait les familles. Les victimes qu'elle porte en elle n'ont ni blessures ni corps, ce sont, sans statut et sans substance, des victimes de l'air, des victimes absentes, des disparus". Le roman commence à Venise, un homme attend sous la pluie. Une femme descend du vaporetto et il va... [Lire la suite]
Posté par aifelle1 à 07:12 - - Commentaires [46] - Permalien [#]
Tags :