L-insoutenable-legerete-des-scones"Irène soupira. Stuart n'avait pas saisi un mot de ce qu'elle venait de dire. Et il y avait aussi beaucoup d'autres choses qui le dépassaient. Elle adopta donc le ton qu'elle prenait pour expliquer des évidences à Bertie et ou à son mari, un ton professoral teinté de condescendance, évoquant le discours d'un homme politique cherchant à fuir ses responsabilités face à un échec".

J'avais besoin d'une lecture légère entre les fêtes. J'ai été comblée à un point tel que j'ai cru abandonner dans les cent premières pages, léger je veux bien, inconsistant c'est trop. Je reconnais que j'ai peut-être cherché la difficulté en commençant une série par le cinquième volume.

Et puis, page après page, j'ai commencé à m'attacher aux personnages, à m'amuser de leurs aventures et de leurs travers et même à souhaiter continuer la série. En bref, si j'ai tout compris, l'auteur s'est inspiré des célèbres "Chroniques de San Francisco". Il a imaginé à Edimbourg un 44, Scotland Street et ses locataires que nous suivons d'année en année.

J'ai donc fait la connaissance de l'imbuvable Bruce (mais il s'améliore) ; d'Elspeth et Mathew qui viennent de se marier ; du peintre Angus et son chien, Cyril (pas un cadeau) ; de sa voisine Domenica ; et de mon chouchou, Bertie, 6 ans, affligé d'une mère redoutable, qui ne veut pas qu'il devienne scout. La façon dont elle envisage l'éducation d'un enfant est affolante !

L'humour écossais, les chapitres courts, les aventures des uns et des autres sont finalement savoureux et distrayants et m'ont reposée de lectures plus rudes. A suivre peut-être ... mais dans l'ordre.

L'avis de Dasola

Objectif PAL 2

Alexander McCall Smith - L'insoutenable légèreté des scones - 429 pages
Traduit de l'anglais par Nadège de Peganow
10/18 - 2014