sans-titre"Après le repas nous avons marché sur la plage. De petits échassiers s'envolaient en nuées pour picorer toujours plus loin, à la limite des vagues. Vous avez dû l'aimer beaucoup, m'a-t'elle fait remarquer. Je lui ai répondu que ce n'était pas une question d'amour, c'était comme un appel à rester ou à poursuivre, sans savoir où cela pouvait me mener, j'ai ajouté que depuis mon accident en Afrique les choses avaient pris pour moi un autre sens, ma raison de vivre était ailleurs, à la fois plus profonde et plus hasardeuse. Je n'ai pas parlé des circonstances dudit accident, encore moins de l'histoire de Bern Atirias, et elle a dû comprendre ma réticence car elle ne m'a plus interrogé". (4e de couverture)

J'ai repris l'extrait de la quatrième de couverture, car pour être franche, je ne sais pas quoi dire de ce roman, à part qu'il ne m'a pas intéressée.

Au début de l'histoire, Hugo, le narrateur, rentre en France après une longue absence. C'est un mot d'Alice, un ancien amour qui le fait revenir, en même temps que la nécessité de vider une maison familiale. Le mot, très sybillin, lui indique seulement qu'Alice va mal. Il apprend qu'elle est dans un établissement psychiatrique depuis un long moment, suite à la mort de sa petite fille.

Quant à Hugo, diplomate en Afrique, il a vécu une épreuve qui l'a changé. Blessé lors d'un guet-apens, il a été soigné par des Touaregs et garde le souvenir tenace d'une femme qui le veillait. Les deux histoires s'entrecroisent. Ce sont donc deux êtres meurtris qui vont essayer de se retrouver.

Est-ce la distance adoptée par l'auteur qui m'a maintenue en dehors de toute émotion ? Le narrateur s'adresse à Alice et non pas au lecteur. Les motivations des uns et des autres me sont restées obscures. Bref, je suis passée complètement à côté. L'écriture n'est pas en cause, elle est exigeante, fouillée, il y a plusieurs strates de lecture, mais voilà ça n'a pas marché. Peut-être trop de folie du côté d'Alice, difficile à saisir.

Je suis d'autant plus déçue que j'avais aimé deux romans précédents de l'auteur "La passion Savinsen" et "La question humaine".

C'est ma participation au mois belge d'Anne et Mina

Le mois belge            Challenge PAL

François Emmanuel - Le vent dans la maison - 188 pages
Le Livre de Poche - 2007