Cette année, j'avais choisi d'aller au salon du livre le samedi, malgré la foule, entre autres pour les débats, sachant que si l'on se tient à l'écart des auteurs médiatiques et politiques, on peut se faire un programme sympathique. Je n'avais pas d'objectif précis, juste une petite liste d'auteurs et de maisons d'édition. Comme vous le savez, le pays invité était l'Argentine, la ville Shanghaï. Vous n'en trouverez pas beaucoup d'échos chez moi, tout simplement parce que les débats étaient saturés de monde et que rester debout une heure dans le brouhaha, bousculée sans cesse, je ne peux pas.

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Arrivée le matin, j'ai suivi quelques minutes l'enregistrement de "Etonnez-moi Benoît", émission de France-Musique que j'écoute régulièrement, mais je ne ne me suis pas attardée, je voulais rencontrer Angélique Villeneuve (Grand paradis) qui était au square culinaire pour un petit opus sur la feuille de figuier, aux éditions l'Epure. Les végétaux et moi en ce moment, ce n'est pas compatible, peu importe, nous avons échangé sur ses romans (le nouveau sort en avril), et après une recherche laborieuse au stand Phébus, je suis repartie avec "Un territoire". Avant midi, c'était très calme, nous avons bavardé tranquillement, Angélique Villeneuve sera à Binic dans 15 jours, les oreilles ont dû vous tinter les Bretonnes, nous avons parlé de vous ... Merci de votre accueil Angélique.

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Une pause sandwich (un conseil, amener le vôtre, ce qui est vendu sur le salon est scandaleusement cher) et j'ai assisté à une partie d'un débat "la fabrique de l'histoire" avec Pierre Lemaître et Alaa El Aswany, animé par Julien Bisson. Passionnant bien sûr. Je pense que des vidéos seront disponibles ces jours-ci sur le site du salon du livre.

Repartie vers Philippe Delerm, je me suis aperçue trop tard que l'émission "C°2 mon amour"  de France Inter était terminée et qu'un des invités était Gilles Clément, le célèbre jardinier dont j'apprécie toujours les interventions. Vive le podcast qui va me permettre de l'écouter dans la semaine.

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Philippe Delerm .. suite à ma visite de l'exposition Carl Larsson au Petit Palais, je voulais acheter "Sundborn, ou les jours de lumière". Ne trouvant pas la bonne collection de poche, j'ai demandé directement à l'auteur qui promenait sa haute silhouette dans les allées du salon. Un peu confus, il m'a dit qu'il venait d'acquérir lui-même le dernier exemplaire. Je suis allée vérifier, effectivement il n'y en avait plus, je n'ai pas eu le temps de revenir vers Philippe Delerm, sinon je lui aurais demandé ce qui poussait un auteur à acheter ses propres livres ! Je lui poserai la question à sa prochaine visite à Rouen.

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J'avais élaboré un fil conducteur à ma visite, mais voilà, vous prenez une allée, vous voyez quelqu'un d'autre et vous bifurquez au gré du hasard. J'ai trouvé sur ma route Colette Fellous, dont j'apprécie les excellents "Carnets nomades" sur France-Culture, le samedi soir. (je suis une grande fan de radio)

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Puis, j'ai pu dire à la très souriante Sandrine Collette à quel point j'avais été scotchée par son deuxième roman "un vent de cendres". Le contraste est amusant entre la jeune femme lumineuse que j'ai devant moi et la noirceur de ses textes.

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Ensuite, un peu pêle-mêle, Véronique Bizot, dont j'ai aimé plusieurs romans, entre autres  "Ame qui vive" le dernier paru 

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Crédit photo : Vincent Capman (j'ai raté la mienne)

Maria Pourchet qui m'a fait rire et réfléchir avec "Avancer". Pour les amateurs, sachez que dans son troisième roman, l'auteure reprendra le personnage de l'inénarrable Petit.

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Crédit photo : J.B. Millot (mon deuxième ratage !)

Retour au square culinaire pour Cléa ; je connais son blog depuis 6 ou 7 ans, j'y puise une mine d'informations pratiques et originales. A côté, Eric Kayser avait les mains dans la pâte.

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 Lola Lafon et "la petite communiste qui ne souriait jamais".

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Une pensée émue pour Antoinette Fouque, qui vient de disparaître

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Un Monsieur qui a eu beaucoup de succès

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J'avais repéré la maison d'édition Soc et Foc, aux si jolis recueils de poésie pour grands et petits. Sur la photo, Béatrice Libert, je vous présenterai prochainement son recueil "dans les bras du monde", illustré par Nancy Pierret.

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Le seul hic, ce sont les déplacements d'un point à un autre, c'est là que l'on tombe quelquefois sur des embouteillages importants et les grosses pointures des ventes ou de la politique. Quelques instantanés, en vrac.

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Alain Mabanckou - Jean-Michel Ribes - Hubert Haddad

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Sorj Chalandon - Erik Orsenna - Qiu Xialong

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Amélie NothomB - Eric-Emmanuel Schimitt - Pierre Lemaître - Hélène Frappat
Dominique Besnehard - Christiane Taubira

J'ai assisté également à la dernière partie d'un débat "par amour des livres" avec Dany Laferrière, Santiago Gamboa et Mircea Cartarescu.

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En fin de journée, je ne voulais pas manquer le débat avec Elsa Osorio, Zoé Valdès, Lola Lafon, Léonora Miano "L'arme des femmes est sertie de mots", animé par Karine Papillaud, sur la violence faite aux femmes dans le monde. Une heure c'est un peu court sur un thème aussi vaste, mais c'était déjà très intéressant, même si j'aurais aimé entendre plus longuement chaque intervenante.

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Si je fais le bilan, je n'ai croisé que des personnes sympathiques, ouvertes à l'échange, je les avais un peu choisies tout de même ; c'est la preuve que l'on peut se tenir à l'écart du grand barnum médiatique et en rester à un véritable dialogue sur les livres et les lecteurs. Bien sûr, j'aurais aimé en faire plus, le temps passe vite, c'est déjà bien d'être venue.

Et cerise sur le gâteau, j'ai eu le plaisir de faire la connaissance de Noukette et Jérôme, puis du Petit Carré Jaune et revoir Maryline, grande habituée des salons.