Lulu (Lucie) vient de rater royalement un entretien d'embauche à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Mariée à un garagiste (obtus le mari !), mère de trois enfants, elle n'a apparemment pas travaillé depuis longtemps à l'extérieur et manque cruellement de confiance en elle. Elle rate son train de retour et passe la nuit à l'hôtel.

Le jour suivant, elle ne trouvera plus urgent du tout de rentrer à la maison et va s'octroyer un temps libre imprévu, fait de rencontres, d'errances, en bref elle va enfin penser un peu à elle au lieu de s'occuper en permanence des autres.

Le scénario est tiré d'une BD d'Etienne Davodeau que je n'ai pas lue, je n'étais donc pas encombrée de comparaisons. J'ai aimé cette parenthèse dans la vie d'une femme trop effacée, qui se découvre ou se redécouvre. Le film vaut surtout par les rencontres qu'elle fait, d'abord avec Charles, un gardien de camping décontracté, flanqué de deux frères gardes-du-corps. Puis, Marthe, vieille dame seule, qui lui vient en aide après un départ pour le moins mouvementé.

Durant ces quelques jours, Lulu fera un bon bout de chemin, bousculant sa petite famille, passage obligé pour s'affirmer et reprendre les rênes de sa vie.

Karin Viard était l'actrice qu'il fallait pour le rôle de Lulu, on y croit tout de suite. Bouli Lanners est fondant dans la peau de Charles, doux et tendre et quel plaisir de revoir Claude Gensac (Marthe). A noter, Corinne Masiero, en tenancière de bistrot très acariâtre, excellente comme d'habitude. Etienne Davodeau fait une fugitive apparition dans le film, il joue le client qui veut un café, mais pas de croissant.

Un film sympathique, qui vous fera passer un bon moment. Et la mer en hiver, c'est beau.

Le billet de Dasola Pascale

Scénario et réalisation : Solveig Anspach.

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