La lionne blanche
"Les esprits font partie de la famille. Les esprits sont nos ancêtres, qui veillent sur nous. Ils vivent comme des membres invisibles de notre famille. Nous n'oublions jamais qu'ils sont là. C'est pour cela que les Blancs ont commis un crime indescriptible lorsqu'ils nous ont obligés à quitter la terre où nous avions vécu génération après génération. Les esprits n'ont pas abandonné la terre qui était autrefois la leur. Les esprits détestent les bidonvilles encore plus que les vivants".
Cette troisième enquête du Commissaire Wallander qui se déroule à moitié en Afrique du Sud ne me disait rien qui vaille au départ. Finalement, je crois que c'est ma préférée à ce jour. J'ai foncé tête baissée dans l'intrigue complexe, dénouée en vrac et dans la douleur par un commissaire de plus en plus border line.
Nous avons donc d'un côté, une femme qui disparait en Suède, sans raison apparente. Son corps est retrouvé quelques jours plus tard dans un puits. Elle a été abattue d'une balle dans le front. La maison où elle a sans doute été tuée est pulvérisée à l'explosif.
De l'autre côté, en Afrique du Sud, un groupe de boers constitué en "comité" secret, prépare un attentat au plus haut niveau de l'Etat, souhaitant créer le chaos et empêcher la fin de l'apartheid qui semble se dessiner. Il n'est pas question qu'ils abandonnent leurs privilèges et le pouvoir, au profit de noirs jugés inférieurs.
Il faudra beaucoup de temps aux enquêteurs pour arriver à trouver des liens entre les deux affaires. Les cadavres vont s'accumuler, mêlant anciens du KGB, tueurs d'Afrique du Sud, ramifications en Suède avec l'arrivée d'une population hybride, issue des anciens pays de l'Est.
Les chapitres sont équilibrés entre la progression des évènements en Afrique du Sud et en Suède, avec une tension constante. L'enjeu est grave et la force du roman réside dans l'excellent portrait qui est fait de tous les protagonistes, quelque soit leur camp.
Je quitte Wallander atteint d'une dépression profonde, incertain de son retour dans les services de police .. bigre. Cette fois-ci il a mêlé sa fille Linda à son enquête. Les liens entre eux se pacifient, mais n'a-t'il pas fait une grosse erreur ? Je me suis fixée à moi-même un Wallander par mois, celui-ci a juste un peu d'avance sur le mois de mars. Vais-je pouvoir attendre Avril pour le prochain ?
Je n'ai pas trouvé d'avis. Pourtant, je sais que vous êtes nombreux(ses) à l'avoir lu. Signalez moi le vôtre.
L'avis de Violette
Henning Mankell - La lionne blanche - 430 pages
Seuil - 2004
Commentaires sur La lionne blanche
- moi j'ai lu M'dame! J'ai adoré, ce dépaysement, cette intrigue, complètement exceptionnel
)
http://doucettement.over-blog.com/article-la-lionne-blanche-de-henning-mankell-89743900.html - bonne humeurBonjour,
Je fréquente ton blog depuis qq mois 6 ou 7, je le trouve vivifiant, joyeux, il m'amène vers certaines lectures que je n'aurai pas découvertes, des musiques, des films de bon conseils. Une ambiance qui me fait comme une brise de fraîcheur en pleine chaleur, ou une bonne flambée quand il floconne dehors.
Je suis dans la Drôme. A bientôt. - Je pensais avoir lu tous les Wallender, mais celui-ci ne me dit rien du tout. Du coup je me "réjouis" de retrouver mon cher inspecteur, que je souhaiterais comme toi, parfois moins dépressif. Mais...
Je me suis toujours demandé si partie du succès des "Brunetti" de Donna Leon, n'est pas liée au fait qu'il est en parfaite opposition avec tous les inspecteurs névrosés qui ont hanté nos lectures pendant longtemps. - @ Ptit Lapin : j'en ai encore 7 à lire et j'espère bien avoir de belles surprises. Plus qu'un mois à attendre pour Giverny ! je t'attends.
@ Niki : je vais essayer de me modérer dans le rythme pour ne pas arriver à saturation justement.
@ Dominique : il y avait bien longtemps que je n'avais pas eu une période polar comme celle-ci, je sens qu'il faut que je varie là
@ Kathel : puisque je peux me le permettre, je préfère respecter la chronologie surtout par rapport à la vie privée de Wallander.
@ Valérie : à l'époque, j'ai beaucoup lu Doris Lessing, André Brink, Nadine Gordimer, je n'ai donc eu aucun mal à suivre et çà m'a fait plaisir de retrouver le contexte sous cette forme-là.
@ Mango : lequel as-tu ? je crois que je vais tous les lire, Wallander et autres.
@ Keisha : c'est bien la preuve qu'il ne faut pas hésiter à refaire des tentatives ou à persister dans une série. L'an prochain, je recommencerai peut-être avec Nesbo.
@ Violette : j'ai rajouté ton avis, je vois que tu as aimé aussi, il a beaucoup d'intérêt.
@ Virginie : bonjour et bienvenue. Ton passage me fait plaisir, parfois je n'ai plus très envie de continuer et ce sont des commentaires comme le tien qui m'encouragent
Jolie région la Drôme.
@ Dasola : je sais que tu es une fan ! comme il est un peu ancien, il a été lu souvent avant les blogs.
@ Clara : oui, c'est bien parti, le seul problème est de freiner un peu et ne pas tous les enchaîner l'un derrière l'autre.
@ Annie : il faut absolument que je mette Dona Léon à mon programme .. que d'auteurs à découvrir encore.
@ Moustafette : oui ! on peut le dire. Addiction sévère, je suis déjà en manque. - @ Tania : je suis la première étonnée de replonger dans les polars à ce rythme là. Je pensais que c'était derrière moi ..
@ Dimitri : essaie, tu verras, c'est excellent.
@ Gambadou : il te reste à passer à l'étape PAL
@ Antigone : c'est pour cela que je n'ai pas regardé la série, j'étais bien déterminée à les lire avant.
@ Alex : j'ai une lecture commune de 800 pages qui va m'aider à tenir le coup
@ Ankya : j'ai commencé par "les chaussures italiennes" et hop, j'étais partie.












