Rosemonde Gérard
"Pour la première fois, un livre nous révèle la vie fascinante de Rosemonde Gérard, poétesse de renom, épouse d'Edmond Rostand. Rosemonde adorait la vie, la poésie, les jardins, les fleurs, les roses, les animaux, les enfants. Elle aimait l'étudiant en droit Edmond Rostand. Elle l'épousa et abandonna son art afin de se consacrer à l'édification de l'oeuvre de celui-ci.
Enthousiaste, imaginative, passionnée, volontaire, elle porta son époux à bout de bras, aplanit les difficultés, harmonisa le quotidien, orienta ses créations, géra ses désespoirs et combattit sa neurasthénie. Si bien que le couple qu'elle forma avec Rostand symbolisa le succès, le génie, la gloire de l'époque.
Rosemonde, sous les traits d'une éternelle épouse, était douée pour le bonheur ; Edmond Rostand ne l'était pas. Lorsqu'il quitta sa muse, l'oublia dans d'autres bras, Rosemonde pour qui la poésie était l'essence même de la vie reprit sa plume, travailla aux succès de ses fils Maurice et Jean tout en construisant de nouveaux bonheurs." (4e de couverture).
La rencontre n'a pas eu lieu pour moi, autant le dire tout de suite. J'ai certes appris beaucoup de choses que j'ignorais dans cette biographie, autant sur Rosemonde Gérard que sur Edmond Rostand.
J'ai découvert avec plaisir une partie de l'oeuvre poétique de Rosemonde, trop éclipsée par la gloire de son époux, cependant il a manqué une petite étincelle qui me la fasse vraiment exister.
J'ai eu l'impression de lire une succession de courriers, de dates, d'évènements, mais la personne de Rosemonde m'est restée trop lointaine. Peut-être est-ce dû au fait qu'Edmond Rostand a détruit les courriers qu'il recevait d'elle, lui demandant la réciprocité, ce que Rosemonde n'a pas fait.
Je ne voudrais pourtant pas vous décourager de le lire, à travers Rosemonde Gérard, nous avons la peinture de toute époque, d'une société mondaine et artistique traversée de nombreuses personnalités du théâtre, de la littérature, de la politique, entre autres Jules Renard, un grand ami, Anatole France, Sarah Bernhardt, Anna de Noailles ..
Je ne voudrais pas terminer, sans vous donner un extrait de mon poème préféré dont vous connaissez toutes au moins un vers, un joaillier bien inspirée l'ayant choisi pour sa "médaille d'amour".
Sur le banc familier, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer ;
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant souvent par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire : "je t'aime !"
Alors, avec grand soin, nous le recompterons ;
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons,
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.
Et comme chaque jour je t'aime davantage
- Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain -
C'est une lecture commune avec Theoma qui a un avis bien plus positif que le mien !
Laurence Catinot-Crost - Rosemonde Gérard la fée d'Edmond Rostand - 202 pages
Seguier - 2006
Commentaires sur Rosemonde Gérard
Ce livre m'intéresse fortement. Je pense l'acheter. Mais comme tu le soulignes, parfois dans ce genre de livres il arrive que trop de dates, d'évènements, ternissent quelque peu le personnage. Il faudrait que le personnage reste sans cesse au cœur du livre.
Je suis la première à te faire écho!!! C'est bien la première fois, ça s'arrose, d'accord!
Tu n'as pas bien aimé ce livre et bien cela arrive, et quand on n'aime pas c'est comme ça et puis c'est tout. Mais cela ne m'empêchera pas de l'ouvrir un jour car il est dans ma PAL!
Bon week-end Aifelle!
Theoma m'a donné envie de lire cette biographie et même si tu n'as pas vraiment apprécié, tu ne déconseilles pas totalement non plus. Mon cher et tendre a gardé de très bons souvenirs de ses visites à Ville d'Avray, chez Jean Rostand, dans ses dernières années!
@ Dimitri : je crois que j'aurais préféré que la biographie soit plus fouillée, quitte à ce que ce soit un gros pavé.
@ Enitram : tu reviendras me dire ce que tu en as pensé. Ce n'était peut-être pas le bon moment pour moi.
@ Mango : je ne peux pas déconseiller non, c'est juste mon ressenti. L'avis de Théoma fait un excellent contrepoint.
Vraiment sympa cette idée de "lecture commune". Même si tu n'es pas totalement conquise, voilà un billet qui me donne envie de lire cet ouvrage, ne serait-ce que parce que le parcours de cette femme est intéressant...
Je n'étais pas vraiment tentée de toutes façons ...
C'est intéressant d'avoir deux avis un peu opposé,la poésie de R Gérard n'est pas celle que je préfère mais je suis attirée par ce portrait de femme vivant dans l'ombre d'un grand homme, sur le blog de Théoma j'ai cité Catherine Pozzi qui elle aussi n'a pas la place qu'elle mérite éteinte qu'elle a été par Paul Valéry
Toi mitigée et Théoma enthousiaste, je n'hésite pas je note, tu n'en seras pas étonnée j'en suis sûre
Bisous.
Hasard, j'ai lu le billet de Théoma d'abord !! Tu sembles mitigée...mais j'ai bien envie de le noter quand même ce titre.
Ces derniers vers: "car vois-tu chaque jour..." ce que j'ai pu les rencontrer et même les aimer dans ma " très jeune jeunesse" romantique! Maintenant je trouve ces vers bien désuets!
cette lecture me tente tout de meme.
Un livre qui a l'air très décousu.
Même si cette époque est très riche, je ne suis pas très intéressée par cette biographie...
J'avais commencé à lire ce livre mais j'avais vite lâché, c'est rare que ça m'arrive pourtant^^
Vraiment fascinant de te lire ! Je comprends tout à fait ton opinion. Les raisons, en dehors d'en apprendre plus sur le personnage de Rosemonde qui représente la première raison de mon enthousiasme, qui m'ont fait aimé ce livres sont les mêmes qui ne t'ont pas permis de l'apprécier. J'apprécie lire de temps à autre les biographies et c'est la première fois que je suis tombée sur ce style bien différent, rien de classique ni académique. J'ai regretté comme toi que Rostand ait brûlé les lettres de Rosemonde (le pourquoi, on s'en doute bien, il souhaitait certainement éliminer toutes traces de sa participation). Je trouve que nos deux avis sont contrastés mais bien complémentaires !
@ Margotte : j'avais peur de décourager tout le monde, je vois avec plaisir que ce n'est pas le cas.
@ Véro : alors çà tombe bien !
@ Dominique : tu attises ma curiosité, je me demande si Catherine Pozzi était aussi effacée que Rosemonde, du moins une bonne partie de sa vie. Je vais vérifier s'il y a une biographie.
@ Ptit Lapin : non et tu as bien raison de vouloir vérifier par toi-même.
@ Antigone : note, note, il y aura peut-être d'autres billets à l'avenir.
@ ClaudiaLucia : désuets oui, mais charmants quand même. Ceci dit, rien de cela ne s'est réalisé ..
@ Alinéa : alors n'hésite pas.
@ Alex : je ne dirais pas décousu non, mais trop survolé.
@ Gwenaëlle : elle n'est pas indispensable
)
@ Eloïse : tu rejoindrais donc plutôt mon avis.
@ Theoma : rien de consentuel dans notre lecture et c'est très bien comme çà. Dommage qu'elle ne l'ait pas envoyé promener plus tôt son Edmond ! quelle suffisance chez cet homme ..
Je vais aller lire chez Theoma pour voir la différence mais malgré ton avis mitigé, je suis quand même bien tentée!
@ Karine : alors Theoma va achever de te convaincre, j'en suis sûre.
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