Tsubam_Troisième volet de la pentalogie, nous faisons cette fois-ci un bond en arrière dans le temps pour nous retrouver en 1923, à Tokyo.

Dans ce nouvel épisode, c'est l'histoire de la Japonaise Mariko Kanazawa, la mère de Yukio, qui nous est racontée. Comme dans les autres volumes il y a un mélange subtil entre évènements personnels et évènements historiques.

J'avoue que j'ignorais l'ostracisme et les brimades dont avaient été victimes les Coréens pendant la colonisation japonaise. L'origine du drame de Mariko est là, elle a dû oublier tout un pan de sa vie, n'osant même pas en parler à son mari et à son fils. Mais la disparition brutale de sa mère n'a cessé de la hanter, revenant de manière inattendue sur le devant de la scène à la fin de sa vie.

Je préfère ne pas en dire plus, un des charmes de ces petits romans étant de découvrir peu à peu les liens et les évènements qui relient tous les personnages entre eux. Et c'est une façon bien agréable de connaître un peu de l'histoire du Japon.

"Les fleurs des pêchers dans le jardin commencent à s'épanouir. Les moineaux chantent bruyamment sur les arbres. Il y a des bourgeons de saule sur le bord de la rivière. Le vent n'est plus celui de l'hiver. C'est le début du printemps.

Je me promène tous les jours. Le petit garçon me suit partout après sa sieste. Je marche aussi longtemps que possible. A la fin de la journée, tout épuisée, je m'endors aussitôt couchée. Cela m'évite de penser à ma mère et à mon oncle. Pourtant, je me réveille souvent, mon oreiller mouillé de larmes."

Inutile de vous préciser que j'ai aimé autant que les deux premiers et je continue avec bonheur ..

Tsubame veut dire hirondelle et elle a sa place dans le récit.

Les avis de Bellesahi Karine Papillon Virginie

Aki Shimazaki - Tsubamé - Le poids des secrets 3 - 116 pages
Actes Sud - 2008