20 septembre 2009
BLOG EN PAUSE
Maintenant que tout le monde est rentré, c'est à mon tour de m'évader un peu. Je pars trois semaines en cure ici :
Retour prévu vers le 15 Octobre.
Bon dimanche.
18 septembre 2009
COMME LA GRENOUILLE SUR SON NENUPHAR
"Gwendolyn est une jeune trader de Seattle dont les ambitions d'ascension sociale s'écroulent avec les marchés financiers la veille de Pâques. Pour Gwen commence le pire week-end de son existence : alors qu'elle se voit privée d'avenir, le singe kleptomane de son petit ami s'enfuit, un ancien broker de retour d'un voyage à Tombouctou - où il a appris pourquoi les grenouilles disparaissent de la surface de la Terre - s'insinue dans sa vie, sa meilleure amie se volatilise à son tour, tandis qu'un étrange médecin japonais présente un remède miracle au cancer. Au milieu de tout ce désordre, Gwen devra peu à peu choisir entre la poursuite du rêve américain et l'aventure de la liberté." 4e de couverture.
J'attendais beaucoup de cette lecture, trop sans doute et c'est la déception qui est au rendez-vous. Pourtant, je suis partie sur les chapeaux de roue, emballée par les métaphores drôlissimes qui se succèdent à un train d'enfer dans ce roman.
L'intrigue se déroule pendant le week-end de Pâques, la bourse vient de s'écrouler et Gwendolyn se retrouve dans une situation très périlleuse, ayant commis quelques indélicatesses dans ses transactions. De plus, son amie la cartomancienne-voyante-confidente Q-Jo disparaît brusquement. Vous ajoutez la fugue du singe de son petit ami Belford et la rencontre avec le broker repenti de retour de Tombouctou, plus le docteur japonais, vous secouez le tout et vous avez une histoire complètement déjantée qui part un peu dans tous les sens.
"L'argent, le bel argent. Q-Jo soutient que c'est ton avidité de richesses matérielles qui est à l'origine de l'apparition de vingt-trois cheveux gris (elle les a comptés) dans ta crinière brune de Philippine, mais tu sais que ce n'est pas vrai : c'est le sang gallois du côté de ta mère qui est en cause. Et de toute façon, il n'y a pas d'avidité en toi, pas de vulgaire cupidité. Il s'agit plutôt d'un besoin biologique. C'est cela. A l'approche de la trentaine, tu entends le tic-tac de l'horloge. Seulement, toi, ce n'est pas des bébés que tu veux faire, c'est du fric. Tu ressens l'envie d'enfler, de devenir grosse de pognon et d'expulser des dollars en argent comme une machine à sous".
J'ai aimé la critique féroce de l'Amérique, la description de la pauvreté qui s'étend dans la ville de Seattle, à côté de l'enrichissement cynique de certains autres. Le livre a été écrit en 1994, ce qui montre bien que tous les américains n'étaient pas aveuglés par le système et comprenaient qu'il allait dans le mur ! Et le langage utilisé, plein d'inventions et de drôlerie, m'a bien faire rire. Alors me direz-vous ..
Alors, je ne me suis pas du tout intéressée à l'histoire. Gwendolyn n'est pas particulièrement sympathique, les autres personnages non plus. Seule Q-Jo m'a paru avoir quelque épaisseur, malheureusement elle est peu présente. Avant la moitié du roman, j'ai eu l'impression de faire du sur-place, tout ce petit monde tourne à vide, ce n'est plus très drôle et d'un goût discutable.
Je suis allée jusqu'au bout quand même, j'avais l'espoir d'un retournement ou d'une évolution plus palpitante, mais non, je suis restée sur la touche.
Cathulu, Brize, Papillon ont beaucoup aimé.
Amanda est plus réservée.
Papillon vous en parle de vive voix et de manière convaincante ici
Tom Robbins - Comme la grenouille sur son nénuphar - Gallmeister - 2009
16 septembre 2009
L'ARAIGNEE
Une petite main noire et poilue crispée sur des cheveux.
Toute la nuit, au nom de la lune, elle appose ses scellés.
Jules Renard (Histoires naturelles)
15 septembre 2009
COMME LA PLUME AU VENT ..
.. et du vent il y en avait ce jour-là au jardin Plume. Pas encore les couleurs d'automne, mais plus tout-à-fait les couleurs d'été. Un verger, un potager et des graminées qui faisaient des vagues ..
(Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir)
Le site du jardin Plume ici avec de magnifiques photos, selon les saisons.
13 septembre 2009
BON DIMANCHE
Il y avait une pomme
A la cime d'un pommier ;
Un grand coup de vent d'automne
La fit tomber sur le pré !
Pomme, pomme,
T'es-tu fait mal ?
J'ai le menton en marmelade
Le nez fendu
Et l'oeil poché !
Charles Vidrac
C'est la première récitation dont je me souvienne, apprise en primaire ..
12 septembre 2009
LE COACH
Le dur et le tendre, l'atrabilaire et le rêveur, le chêne et le roseau : on pensait que ce couple de cinéma né avec l'Emmerdeur et systématisé dans la Chèvre, les Compères et les Fugitifs était usé jusqu'à la corde. Cette comédie bien huilée sur le management démontre le contraire. Maximilien Chêne (tiens ..) est un coach réputé (le PS, le PSG, ou encore Laure Manaudou s'arrachent ses services) mais couvert de dettes. Pris à la gorge, il accepte une drôle de mission : coacher - à son insu ! - un cadre supérieur pour le moins désorganisé, à la veille d'un énorme contrat avec des Chinois. (Télérama)
L'intrigue est mince, le scénario invraisemblable, mais je voulais un film qui me détende et se termine bien. Mission accomplie. J'ai ri souvent, souri tout le temps, j'ai suivi sans aucun ennui les péripéties de ce tandem improbable. Richard Berry est égal à lui-même dans le rôle du coach plus mal en point que ses coachés .. Je ne suis pas une fan de Jean-Paul Rouve, loin s'en faut, là il m'a attendrie, en cadre malléable et sans défense dans un monde de requins, pris au piège d'un mensonge qui a trop bien marché.
Les femmes n'ont pas beaucoup de place dans cette histoire, elles servent plutôt de faire-valoir, ce qui ne m'a pas empêchée d'admirer la belle Anne Marivin, beaucoup plus élégante que dans les "chtis".
Tout est bien qui finit bien, je vous l'ai dit, voilà un film divertissant qui ne restera pas forcément dans les mémoires, mais une heure et demie de plaisir c'est déjà bon à prendre non ?
Réalisateur : Olivier Doran - avec Richard Berry, Jean-Paul Rouve, Anne Marivin, Didier Bezace.
10 septembre 2009
REVE D'AMOUR
"Les choses les plus importantes sont-elles celles que l'on sait, ou celles que l'on cherche ?"
Encore un roman lu dans un seul élan .. L'histoire tient en peu de chose. La mère d'Alice est morte quand elle était petite. Son père l'a élevée sans lui en parler, elle n'a pas su tout de suite que sa mère ne reviendrait jamais, elle l'a attendue dans un silence angoissé. A trente ans, elle cherche toujours sa mère et ne parvient pas à vivre sa propre existence. Son père vient de mourir à son tour en lui révélant que sa mère a aimé un autre homme.
J'ai beaucoup apprécié cette première lecture de Laurence Tardieu. Nous sommes dans un monde de sensations, d'émotions, de petites touches fines et délicates où nous reconnaissons tôt ou tard quelque chose de nos vies. Dans ce roman j'ai été frappée par le silence omniprésent entre les êtres. Comment le père d'Alice a-t'il pu la laisser dans une telle ignorance de ce qu'était sa mère ? Et Alice, avec ce père qu'elle aime tant par ailleurs, mais à qui elle ne peut rien dire non plus, en est réduite à hurler dans sa tête.
J'ai bien senti la peur et le désir qui tenaillent tour à tour Alice lorsqu'elle se lance à la recherche de l'homme qui a aimé sa mère. Surgi du jour au lendemain, le voilà qui envahit ses pensées et son petit espace ; j'ai souhaité ardemment qu'elle le rencontre et j'ai aimé la manière dont ils ont fait connaissance.
Un beau questionnement court tout au long de ce roman sur ce qu'est une mère, un père, le souvenir, la solitude, l'amour .. vivre ..
"Je me demande soudain : si ma mère n'étais pas morte, aurais-je su ce qu'est une mère ? L'aurais-je mieux su ? Moi qui ai connu mon père, qui ai vécu avec lui pendant plus de vingt ans, qui ai été si proche jusqu'à en partager la souffrance silencieuse, nous qui n'avions pas besoin de nous parler pour connaître la solitude qui habitait l'autre, est-ce que je sais ce qu'est un père ? Non, je crois que je ne le sais pas".
Pas de tristesse excessive dans le ton de ce livre, malgré le thème, plutôt une douce mélancolie. Une belle découverte, nos jeunes auteures ont du talent, qu'on se le dise !! ![]()
Les avis d'Amanda Antigone Chiffonnette Fashion Jules Papillon Sylvie Véronique
Laurence Tardieu - Rêve d'amour - Stock - 2008
09 septembre 2009
TAG EN JAUNE
J'ai été taguée par Antigone et ce tag consiste à photographier ce qui est jaune chez moi. Un peu difficile, ce n'est pas la couleur que j'affectionne le plus, mais en cherchant bien, j'ai quand même trouvé ..
Mes bonbons préférés et une boîte à riz ...
Une bannette avec de vieilles cassettes audio (remplies de précieuses émissions radio)...
Un livre, un ustensile ménager, des ciseaux ...
Un lampadaire ..
du thé, une boîte à gâteaux ..
Une touche de Rotko, une autre de Van Gogh ..
Qui veut prendre la suite ?
08 septembre 2009
BONNE PECHE !
Des maquereaux, daurades et une orphie ..
Dimanche, à côté d'Etretat.
06 septembre 2009
BON DIMANCHE
Ciel et terre
Se fondent
Première brume
Sôseki
Photo empruntée à Véronique d'Arrajou News. Très japonisantes les Pyrénées, vous ne trouvez-pas ?


































































