30 août 2009
DIVERTISSEMENT
Petit jeu amusant trouvé chez Mango, qui l'a déniché chez Calypso, qui elle-même l'a emprunté chez Ankya, qui le tenait de Virginie ...
Il faut répondre aux questions avec le titre d'un livre lu cette année. Et un titre ne peut être utilisé qu'une seule fois. Pour certaines questions ce n'est pas évident de faire coller un titre et le résultat peut être surprenant.
Décris-toi : little bird
Comment te sens-tu : le coeur cousu
Décris là où tu vis actuellement : le salon des berces
Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu : au pays du long nuage blanc
Ton moyen de transport préféré : petite reine
Ton/ta meilleur(e) ami(e) : mon voisin
Comment est le temps : hiver arctique
Ton moment préféré de la journée : quand tu es parti
Qu'est la vie pour toi : les déferlantes
Ta peur : ce qui était perdu
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : l'amour est à la lettre A
Pensée du jour : à quand les bonnes nouvelles ?
Comment aimerais-tu mourir : dérive sanglante
La condition actuelle de mon âme : la douleur
Si le coeur vous en dit, lancez-vous ..
Bon dimanche.
28 août 2009
UN SAMEDI D'AOUT, A HONFLEUR ..
et deuxième visite lundi, un peu moins de monde, pause incontournable au salon de thé,
27 août 2009
NOTRE BESOIN DE CONSOLATION EST IMPOSSIBLE A RASSASIER
Stimulée par l'objectif PAL d'Antigone et par l'excellent billet de Leiloona, j'ai décidé d'aller chercher dans une pile ce tout petit livre acheté il y a 2-3 ans sur un coup de coeur pour le titre et les conseils d'Hubert Nyssen (non je ne le connais pas personnellement, je me contente de lire ses carnets).
Je crois que ce texte me faisait un peu peur, sachant que l'auteur s'est suicidé peu après l'avoir écrit. Maintenant que je l'ai lu, je n'ai guère envie d'en parler, je ne saurais pas le faire et ce serait malvenu après un écrit d'une aussi grande qualité. C'est une réflexion profonde sur la vie, la mort, la liberté, la société. Pas un mot de trop, l'essentiel est dit. C'est un texte à lire et à relire afin d'en pénétrer tout le sens. D'ailleurs, on ne lui donne sûrement pas le même selon notre état d'esprit, les moments de notre vie etc ...
L'écriture est remarquable et je vous livre quelques extraits :
"Personne ne peut énumérer tous les cas où la consolation est une nécessité. Personne ne sait quand tombera le crépuscule et la vie n'est pas un problème qui puisse être résolu en divisant la lumière par l'obscurité et les jours par les nuits, c'est un voyage imprévisible entre des lieux qui n'existent pas. Je peux, par exemple, marcher sur le rivage et ressentir tout-à-coup le défi effroyable que l'éternité lance à mon existence dans le mouvement perpétuel de la mer et dans la fuite perpétuelle du vent. Que devient alors le temps, si ce n'est une consolation pour le fait que rien de ce qui est humain ne dure - et quelle misérable consolation, qui n'enrichit que les Suisses !"
"Puisque je suis au bord de la mer, je peux apprendre de la mer. Personne n'a le droit d'exiger de la mer qu'elle porte tous les bateaux, ou du vent qu'il gonfle perpétuellement toutes les voiles. De même, personne n'a le droit d'exiger de moi que ma vie consiste à être prisonnier de certaines fonctions. Pour moi, ce n'est pas le devoir avant tout, mais : la vie avant tout. Tout comme les autres hommes, je dois avoir droit à des moments où je puisse faire un pas de côté et sentir que je ne suis pas seulement une partie de cette masse que l'on appelle la population du globe, mais aussi une unité autonome".
Un livre qui va rejoindre l'étagère des textes à parcourir régulièrement.
Stig Dagerman - Notre besoin de consolation est impossible à rassasier - Actes Sud
26 août 2009
LUMIERE
La lumière du jour
n'éclaire pas la nuit
Le miroir le plus pur
n'éclaire pas son envers
Comment mon coeur
peut-il être éclairé
Par la pleine lumière
l'immuable sérénité ?
Paegun XIVe siècle
Poème coréen extrait de "Les Mille Monts de Lune" présentés par Charles Juliet
Calligraphies de Bang Hai Ja - Les carnets de calligraphie - Albin Michel
25 août 2009
DE RETOUR
Me voilà de retour après deux jours très ensoleillés et un troisième gris et pluvieux, c'est la Normandie tout de même ! Deux petites photos pour patienter en attendant que je trie, et puis je n'ai pas beaucoup lu pendant ce week-end, j'ai envie de me rattraper ..
Lever du jour dans la campagne ...
Bonne journée ..
21 août 2009
PAUSE
.. pour cause de week-end prolongé du côté de Cabourg. A bientôt.
20 août 2009
LE VISITEUR DE SAOU
Grâce à cette petite "comédie pour mélomanes" j'ai appris l'existence d'un festival Mozart à Saoû, dans la Drôme. Il a lieu depuis 20 ans, au mois de juillet et pour célébrer dignement ce vingtième anniversaire, le comité se réunit afin de décider quelle oeuvre fera la clôture. L'orage gronde, le dernier membre du comité arrive enfin .. la comédie peut commencer.
La réunion sera perturbée à la fois par le tonnerre qui se manifeste chaque fois que le mot "requiem" est prononcé et par l'arrivée d'un personnage inattendu, qui n'est autre que .. Mozart lui-même.
J'avais beaucoup aimé "Journal désespéré d'un écrivain raté" et "et le bébé était cuit à point". La lecture de cette comédie m'a amusée tout autant. Elle demande cependant un effort d'imagination plus grand, il manque le côté vivant du spectacle, qui est fait pour être joué et qui l'a été cette année au festival. J'ai mis un CD de Mozart pendant ma lecture, histoire d'être un peu plus dans l'ambiance .. La plume est toujours légère, drôle, ironique jusqu'au dénouement attendu. Un bon moment de lecture, qui donne envie d'aller à Saoû un jour prochain !
Merci à Mary Dollinger.
Mary Dollinger - Le visiteur de Saoû - Editions Jacques André - 2009
19 août 2009
PROMENADE VESPERALE ...
... au bord de la Seine. Calme, fraîcheur, silence ..
18 août 2009
MON VOISIN
Une cinquantaine de pages pleines de charme. Je fais partie de celles qui ont adoré "mal de pierres" et je me suis lancée très confiante dans cette lecture.
J'ai retrouvé instantanément le ton qui m'avait tant plu dans son premier roman, la même grâce et la même sensibilité.
La narratrice vit seule avec son petit garçon de deux ans qui ne parle pas et ne tient pas debout tout seul. Son esprit est occupé en permanence par l'échafaudage de théories plus ou moins biscornues pour réussir un suicide parfait. La vie lui pèse trop, elle ne manquerait à personne et son petit garçon pourrait être élevé dans "une famille normale".
L'arrivée d'un voisin, dans la maison d'en face, va changer peu à peu son quotidien et sa perception des choses. Et surtout, l'irruption du fils du voisin, petit garnement remuant qui parvient rapidement à faire rire le bébé et à faire sortir la jeune femme de son appartement.
Le soleil sarde cogne fort, l'histoire se déroule sans heurts, j'ai dévoré ces pages d'un seul jet jusqu'au dénouement et je me demande pourquoi je n'ai pas encore lu "battement d'ailes".
Merci à Bel Gazou
L'avis de Bellesahi Cathulu Leiloona Papillon Stéphie Véronique
Milena Agus - Mon voisin - Liana Lévi Piccolo - 2009
16 août 2009
BON DIMANCHE
Las de chercher, on a fini par ne pas lui donner de nom. Elle s'appelle simplement "la vache" et c'est le nom qui lui va le mieux. D'ailleurs, qu'importe, pourvu qu'elle mange !
Or, l'herbe fraîche, le foin sec, les légumes, le grain et même le pain et le sel, elle a tout à discrétion, et elle mange de tout, tout le temps, deux fois puisqu'elle rumine.
Dès qu'elle m'a vu, elle accourt d'un petit pas léger, en sabots fendus, la peau bien tirée sur ses pattes comme un bas blanc, elle arrive certaine que j'apporte quelque chose qui se mange. Et l'admirant à chaque fois, je ne peux que lui dire : "Tiens, mange !".
Jules Renard - Histoires naturelles
Billet spécialement dédicacé à Cathulu.
Tableau Eugène Boudin.




































