Le goût des livres

Envie de partager mes lectures, mes sorties, mes balades ...

30 mai 2009

LA MER

La mer brille

A2

A4

comme une coquille

A1 A3

on a envie de la pêcher

A13

A14 A17

A9

la mer est verte

A8

A15

la mer est grise

A10

A16

elle est d'azur

A11

A12

elle est d'argent et de dentelle

A5 A6 A7

Paul Fort.

BON WEEK-END DE PENTECÔTE.

Photos : Varengeville sur Mer

Posté par aifelle1 à 07:45 - Balades - Commentaires [49] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mai 2009

PIERRES DE MEMOIRE

Pierres_de_m_moire                                                     amourcoeur00007rh5

Nell, une irlandaise dans la quarantaine, vit à Paris depuis plus de vingt ans. C'est une oenologue reconnue, l'une des rares femmes dans le monde à avoir le statut de Master Of Wine. Elle profite du calme de la vie parisienne comme d'un bon verre de rouge, en compagnie de Lulu, un caniche qu'elle méprise, et de son amant Henri, un homme marié propriétaire d'un vignoble. Mais un coup de téléphone nocturne va venir briser le monde clos qu'elle a construit. Un voisin de sa fille unique, Ali, qui vit en Irlande, lui donne à son sujet d'inquiétantes nouvelles. Celles-ci vont obliger Nell à retourner dans son pays d'origine, ce qu'elle n'avait pu se résigner à faire depuis son arrivée en France, et cela non sans raisons. (4e de couverture).

Je n'avais pas été autant captivée par un roman depuis un bon moment. Cela vous arrive-t'il ? à la deuxième page je savais déjà que je ne pourrais pas le lâcher, quelque chose dans le ton qui m'a particulièrement accrochée .. J'ai beaucoup aimé la narratrice, peut-être parce que je pouvais m'identifier à elle de différentes manières.

Nell est à un moment de sa vie où elle ne sait plus trop où elle va ; elle s'est construite une vie bien rangée, aussi clean que son appartement blanc et toujours impeccable, à condition que rien ne vienne la troubler. Henri, son amant depuis 15 ans, perturbe sa tranquillité en lui annonçant qu'il quitte sa femme. Nell se rend compte alors que la situation lui convenait telle qu'elle était et qu'elle n'a pas envie de cohabiter avec lui au quotidien.

L'appel au secours venant d'un voisin de sa fille en Irlande va encore pulvériser davantage sa petite vie en l'obligeant à se retourner sur un passé qu'elle a mis à distance depuis 30 ans. Sa fille, ancienne toxico, mariée à Nick et maman d'une petite Grâce, est empêtrée dans une situation glauque avec un certain Adam, personnage énigmatique, aux desseins peu clairs.

Une angoisse sourde court tout au long du roman, et nous remontons progressivement dans le passé avec Nell, écartelée entre les évènements du passé, une relation compliquée avec Agnès, sa propre mère, et les difficultés présentes avec sa fille Ali, le tout étant lié par une kyrielle de non-dits.

Les sensations et les sentiments sont subtilement décrits, nous souffrons avec les personnages, nous nous débattons avec eux. Une grande justesse de ton. L'Irlande est aussi très présente avec son climat, la mer obsédante et le pub où se déroule une grande partie de l'histoire.

Extrait : Nell se dirige vers l'évier en laissant traîner ses yeux sur les carreaux de terre cuite. Elle prend alors conscience de ce qu'elle est en train de faire, de ce qu'elle fait depuis son arrivée : tout regarder d'un air détaché ; se protéger, se blinder, afin que chaque vision familière qui s'imprime sur sa rétine la trouve déjà préparée. Elle ne veut pas se laisser surprendre ou désarçonner par un objet ou une sensation qui, inévitablement, lui crieront : trente deux ans.

Les noeuds finiront par se défaire peu à peu, au prix de souffrances inévitables et à la fin du roman, les personnages auront "quelques épines en moins à l'intérieur".

Un très bon moment de lecture qui m'incite à lire vite d'autres titres de l'auteur. "Le garçon dans la lune" sort en poche en juin.

Un grand merci à Cathulu qui a aimé.

Amanda parle d'un roman tout en douceur, là où j'ai vu plutôt de la violence feutrée.

Kate O'Riordan - Pierres de mémoire - Editions Joëlle Losfeld - 2009

Posté par aifelle1 à 13:00 - Lectures - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mai 2009

SUR LE BOUT DE LA LANGUE

J'ai cet air dans la tête depuis que je l'ai entendu chez Servanne. Autant le partager avec vous ..

Bonne soirée ..

Posté par aifelle1 à 18:08 - Musique - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mai 2009

LES ENFANTS

Venez autour de moi. Riez, chantez, courez !

Votre oeil me jettera quelques regards dorés,

Votre voix charmera les heures.

C'est la seule en ce monde où rien ne nous sourit

Qui vienne du dehors sans troubler dans l'esprit

Le choeur des voix intérieures !

Victor Hugo.

Jurga_4

Sculpture JURGA

Sa prochaine exposition à Beaune ici   son site

Posté par aifelle1 à 07:13 - Poésie - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mai 2009

LE PARC DES MOUTIERS

La maison, les jardins et le parc du bois des Moutiers ont été créés pour Guillaume Mallet à partir de 1898. Alors âgé de 29 ans, l'architecte britannique, Sir Edwin Lutyens construisit à Varengeville une maison unique en France, inspirée par le mouvement "Arts & Crafts". Les jardins qui entourent la maison furent dessinés par l'architecte, en collaboration avec le propriétaire et la paysagiste anglaise, Miss Gertrude Jekyll. Conçus comme le prolongement de la maison, ces espaces clos de murs sont très structurés. Il communiquent entre eux et amènent progressivement au grand parc paysager volontairement plus naturel. Il faut surtout le visiter à l'époque des rhododendrons, où certains massifs atteignent 12 mètres de hauteur.

A23

A2A25

A3A4

A5

A7

A6A8

A9A12A13

A10

A11

A15

A17A19

A18

A22

A24

A20

BON DIMANCHE ..

Pour les infos pratiques, vous pouvez aller voir ici.

Posté par aifelle1 à 07:15 - Balades - Commentaires [33] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2009

LA PETITE CLOCHE AU SON GRELE

la_petite_cloche_au_son_gr_le

"Quand la découverte de Marcel Proust bouleverse la vie d'un garçon de 13 ans, de ses parents cafetiers et des habitants de leur petit village du Nord de la France. Des jeux innocents aux premiers émois de l'amour, de l'insouciance à la tragédie : l'histoire tendre et drôle des dernières lueurs d'une enfance colorée par le surprenant pouvoir de la littérature". (extrait 4e de couverture).

J'étais tellement sous le charme quand j'ai terminé la lecture de Nova Koenisberg, le deuxième livre de Paul Vaca, que je n'avais qu'une idée en tête, lire au plus vite "la petite cloche au son grêle". Cathe a eu pitié de moi et me l'a envoyé sans tarder.

Dans celui-ci, il est beaucoup question d'amour, l'amour d'un fils pour sa mère, d'un père pour son fils, d'un couple soudé. Il est question aussi des amours naissantes d'un jeune adolescent, entre autres, amour muet pour une cantatrice inaccessible qui le fera tomber dans la lecture de Proust, ce qui ne peut qu'enchanter sa mère, Paola, grande lectrice ..

La découverte de Proust entraînera toute la famille sur des routes inattendues, celle du Grand Hôtel de Cabourg, puis une rencontre improbable avec le talentueux Pierre Arditi et l'organisation d'un spectacle auquel tout le village participera.

Mais tout n'est pas rose dans ce petit monde là, et on comprend assez vite que Paola est gravement malade et que l'issue ne sera pas heureuse. Ce grave sujet est traité avec délicatesse et la scène finale serre la gorge.

Beaucoup de douceur dans la description de cette famille, le père d'abord suspicieux et jaloux devant ce Proust qui est "de la jacquette flottante", puis prêt à tout pour embellir la vie de Paola, la mère en adoration devant son fils dont elle est sûre qu'il deviendra un écrivain de talent .. et des personnages secondaires tout aussi attachants.

Il est certain que l'on doit faire une lecture plus subtile de ce roman lorsque l'on a lu Proust, ce qui n'est pas mon cas, mais franchement çà ne m'a pas empêchée de l'apprécier. Et maintenant, il ne me reste plus qu'à me lancer dans la recherche ...

Une lecture qui me confirme que Paul Vaca est un auteur à suivre.

Un grand merci à Cathe pour le prêt.

Vous êtes nombreuses à l'avoir lu et aimé, vos avis chez B.O.B. ici. N'hésitez pas à me signaler si vous n'êtes pas mentionnée.

La petite cloche au son grêle - Paul Vacca - Editions Philippe Rey - 2008

Posté par aifelle1 à 13:30 - Lectures - Commentaires [38] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mai 2009

PAUSE MUSICALE

Aujourd'hui, sortie au parc du Marquenterre, en baie de Somme (réserve naturelle d'oiseaux). Je vous laisse avec le groupe Huun Huur Tu, musiciens de Mongolie, Ross Daly (Irlandais) et le trio Chemirani (Iranien). Le genre de mélange que j'affectionne, qui donne une musique vivante et en mouvement.

Bonne journée.

Posté par aifelle1 à 06:00 - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mai 2009

VOICI ENCOR DE L'HEURE QUI S'ARGENTE

Mer_1

Voici encor de l'heure qui s'argente,

mêlé au doux soir, le pur métal

et qui ajoute à la beauté lente

les lents retours d'un calme musical.

L'ancienne terre se reprend et change :

un astre pur survit à nos travaux.

Les bruits épars, quittant le jour, se rangent

et entrent tous dans la voix des eaux.

Rainer Maria Rilke

Posté par aifelle1 à 07:48 - Poésie - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mai 2009

CE QUI ETAIT PERDU

catherine_O_Flynn

1984 - Kate Meaney est une petite fille hors du commun. Au lieu de fréquenter des enfants de son âge, elle joue les apprenties détectives avec sa peluche dans les rues de Birmingham et les allées de Green Oaks, le tout nouveau centre commercial. Le reste du temps, elle s'amuse avec Adrian, son seul ami - un jeune homme attachant qui travaille dans un magasion du quartier - à scruter les clients et imaginer leurs troubles secrets. Jusqu'au jour où elle disparaît ...

2003 - Depuis des années, Kurt, agent de sécurité, contemple les masses somnambuliques venues tromper leur solitude dans l'immense piège de verre du centre commercial. Une nuit, il aperçoit l'image furtive d'une petite fille sur un écran de contrôle. Lisa, employée chez un disquaire, trouve quant à elle une peluche dans un couloir de service. Ensemble, ils se lancent à la recherche de la fillette. Dans les entrailles labyrinthiques de Green Oaks, ils vont tenter de retrouver ce qui était perdu : l'enfance, l'innoncence, l'envie de vivre. (4e de couverture).

Voilà un premier roman remarquable par sa construction très maîtrisée. Un certain nombre de personnages prennent vie devant nous au fil de l'histoire, sans lien apparent entre eux et petit à petit le puzzle se met en place. A la fin la boucle est bouclée, impeccablement.

La première partie met en scène Kate, une étrange petite fille solitaire, qui essaie d'oublier tant bien que mal le chagrin lié à la mort récente de son père en se lançant dans la carrière d'apprentie détective. Tout autour d'elle est prétexte à filature et observation. On aimerait tendre la main à cette petite fille perdue que personne ne semble voir.

La deuxième partie nous montre Kurt et Lisa, tous deux employés au centre commercial de Green Oaks, englués dans un quotidien morne et sans intérêt, conscients tous les deux du vide de leur existence, mais incapables semble-t'il de la moindre décision. Un des éléments centraux du livre est le centre commercial, la place qu'il prend dans cette ville à l'industrie ruinée, ce qui donne lieu à une charge cruelle sur la société de consommation. Le roman décrit sans ambages et avec une certaine ironie l'envers du décor, la vie du personnel, son exploitation éhontée, l'enfermement du lieu, l'absence d'avenir .. J'ai beaucoup aimé cet aspect de l'histoire, en prise directe avec la vie actuelle.

Mais ce qui m'a le plus séduite, ce sont bien sûr les personnages, la petite Kate qui nous fend le coeur, Lisa, Kurt et d'autres, tous attachants malgré ou à cause de leurs failles. Aucun personnage n'est négligé, tous ceux qui ont gravité autour de Kate se révèlent au fur et à mesure et c'est toujours touchant. Rien de spectaculaire dans ce roman, mais je n'arrivais pas à le lâcher tellement j'avais envie de savoir ce qui était arrivé à Kate.

Extrait : La voix de Kate se fêla : "j'aime pas trop être avec des gens de mon âge. Ils font rien, ils font que regarder la télé et .. je pense qu'ils m'aiment pas beaucoup non plus parce que je cours pas très vite et puis il y en a aussi, je crois, qui me trouvent bizarre. Ce que je préfère, c'est quand l'école est finie et que je peux faire mes enquêtes. J'ai essayé de lui en parler. Je lui ai expliqué que j'allais résoudre des crimes, et que c'est ce que papa voulait que je fasse. Il voulait que je sois détective, pas que j'aille dans une école stupide loin de chez moi. Papa ne m'aurait jamais envoyée loin de lui ...".

Une belle découverte. Merci à Cathulu.

L'avis d'Amanda

N.B. Je n'aime pas les centres commerciaux, en plus maintenant, je ne vais pas pouvoir y aller sans penser aux longs couloirs de service vides qui sont sous nos pieds .. Celles qui l'ont lu comprendront et les autres n'ont plus qu'à le lire ..

Catherine O'Flynn - Ce qui était perdu - Editions Jacqueline Chambon.

Posté par aifelle1 à 06:00 - Lectures - Commentaires [34] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mai 2009

BON DIMANCHE

Posté par aifelle1 à 06:00 - Bon dimanche - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »