31 mars 2009
VALSE AVEC BACHIR
"Valse avec Bachir est un film autobiographique. Ari Folman, metteur en scène israëlien, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents. Le lendemain, pour la première fois, Ari retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante, lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades. Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes. Plus Ari s'enfoncera à l'intérieur de sa mémoire, plus les images oubliées referont surface."
Je me désolais de ne pas avoir vu "Valse avec Bachir" au moment de sa sortie, fin juin 2008. La proposition de "Chez les Filles" de me le faire parvenir a donc été la bienvenue.
Le choix d'un film d'animation par le réalisateur m'a permis de plonger dans cette histoire difficile sans trop appréhender les images de guerre. La première scène est stupéfiante, le graphisme est très beau. Il s'agit d'un film sur la guerre et sur la mémoire. Comment l'être humain s'arrange pour refouler les traumatismes les plus douloureux. Ari Folman nous parle d'une époque où il était un jeune soldat d'une vingtaine d'années, comme la plupart de ses compagnons. Il montre bien la peur qui régnait en permanence. Nous arrivons progressivement au coeur du sujet, qui est le massacre de Sabra et Chatila.
Ce film m'a intéressée à la fois pour son évocation de ce qui s'est passé au Liban à cette époque-là et aussi pour tout le travail fait par Ari Folman pour retrouver ses souvenirs, à l'aide des témoins de ce passé et d'un ami psychanalyste. C'est un propos qui vaut pour tous les hommes qui sont mêlés à ce genre d'évènements et qui doivent vivre avec pour toujours. J'ai trouvé que le parti-pris d'un film d'animation maintenait le spectateur à une certaine distance. L'irruption d'images d'archives à la fin ramène brutalement à l'horreur de la réalité et c'est salutaire.
Un témoignage indispensable.
L'avis de Alain Cathe Dasola Kathel Pascale Saxaoul Thaïs
Merci à Suzanne de Chez les Filles et aux Editions Montparnasse de me l'avoir envoyé.
30 mars 2009
LES PRIMITIFS ITALIENS
"Considérée comme l'une des plus importantes collections de primitifs italiens hors d'Italie, les oeuvres exceptionnelles réunies au 19e siècle par Bernard Von Lindenau sont présentées pour la première fois à Paris au musée Jacquemart André.
Hiératique et brillante de mille couleurs comme l'étaient autrefois nos cathédrales, la collection Lindenau offre l'image fascinante et rare de la peinture post-médiévale". (présentation du Président de la Fondation Jacquemart André)
Sont représentées deux écoles majeures : celle de Sienne et celle de Florence. L'exposition met en lumière la succession des grands courants esthétiques qui transforment en profondeur l'art italien entre la seconde moitié du 13e siècle et la fin du 15e siècle.
Sano Di Pietro
Fra Angelico
Lippo Memmi
Ces quelques reproductions ne sont qu'un pâle reflet de ce que j'ai vu. J'ai été subjuguée par la beauté des couleurs, la profusion et la richesse des détails, la grâce des femmes ..
Si vous voulez en savoir plus, le site de l'expo est ici.
Le site du musée Jacquemart André, c'est là.
C'est une exposition d'une très grande qualité, seul bémol, déjà beaucoup de monde.
29 mars 2009
BON DIMANCHE !
Attention au changement d'heure ..
Peinture Carl Larsson
28 mars 2009
LE PARTI D'EN RIRE
Clin d'oeil à Cathulu et Cuné ...
... et à toutes celles et tous ceux qui aiment ces deux-là. Bon samedi.
27 mars 2009
FARD DANS LA NUIT
Froide est la pluie la nuit est noire
retour de Tours j'ai acheté
des crayons à encre et du thé
noir dans un étrange bazar
et j'ai vu entre les petits
boudhas pansus tout feuillés d'or
et les dragons multicolores
le fard sur ta peau de yaourt
j'y songe encor sur l'autoroute
Yves Leclair - Extrait de "Suite du voyageur sans titre"
Mandala : S.H. Raza
25 mars 2009
PETITE REINE
"Je suis doté de jambes EX-CEP-TION-NELLES. Sorti du ventre de ma mère, elles étaient déjà fuselées comme Ariane le jour d'un essai concluant. Comme l'a souligné le médecin accoucheur, des jambes comme çà, Dieu devrait les faire breveter !".
Avec un démarrage pareil, Martin ne pouvait qu'aimer marcher, plus que les autres et inlassablement. Ses parents, pour le détourner de cette obsession lui offre un vélo, qu'il regarde d'abord de travers, pas décidé du tout à lâcher sa principale occupation. Pourtant, très rapidement, il découvre la joie de pédaler avec la même énergie qu'il avait mis à la marche.
"Mon vélo devint mon principal compagnon. Lui seul connaissait mes joies et mes peines. En échange de ces confidences, il me permettait d'aller par monts et par vaux".
Martin ne pense plus qu'à son vélo, au point de s'isoler complètement, jusqu'au jour où Adrienne croise son chemin.
"J'ai rencontré Adrienne un jour où Dieu avait du talent". Cette gamine fut la première à nous accepter, mon vélo et moi. - Tu me plais tu sais ? prononca-t-elle. - Oui, je sais, m'entendis-je répondre, faussement sûr de moi". En fait, j'étais submergé de tant d'émotions et terrorisé par ce qui allait arriver".
Martin trouve enfin l'équilibre entre son cher vélo et l'amour d'Adrienne. Puis surgit le malheur. Martin trouve d'abord refuge dans l'alcool, puis un beau jour, reprend son vieux compagnon le vélo et pédale .. pédale .. Il est vite remarqué par des professionnels et devient un coureur imbattable, mais il ne court pas pour gagner, seulement pour oublier.
"Il prétend que depuis le début de la saison, j'ai laissé échapper deux victoires qui me tendaient les bras. Le pire est qu'il a parfaitement raison. Pour résumer, j'ai un potentiel considérable au service d'une ambition inexistante".
Nous avons alors droit à une description savoureuse du milieu sportif professionnel où Martin est un véritable extra-terrestre qui se fait rejeter faute de respecter les règles en vigueur, plus que douteuses.
Il connaîtra son apothéose de coureur lorsque l'amour de Sylvia lui donnera véritablement des ailes.
"Le soir venu, Sylvia me rejoint sur le perron. Nous demandons audience à la lune. Chaque seconde est une brève éternité. Ma petite reine me prend par la main et m'entraîne au paradis comme au premier jour. Lorsqu'elle me susurre "je t'aime" je lui tourne le dos, de peur qu'elle ne voit mes larmes".
J'ai énormément aimé ce petit roman de 80 pages, pleines de tendresse, d'humour et d'idées poétiques. Je ne m'intéresse pas du tout au milieu du sport et du cyclisme, mais çà n'a aucune importance, ce n'est pas le principal.
Je n'ai pas trouvé trace d'écrits plus longs de cet auteur, si vous en avez connaissance, faites le moi savoir, j'aimerais continuer à le découvrir.
Merci à l'éditeur Jacques André de m'avoir envoyé ce livre.
Eric Chatillon - Petite Reine - Editions Jacques André - 2007 - Collection "en attendant le bus".
23 mars 2009
A QUAND LES BONNES NOUVELLES
Dans un coin paisible de la campagne du Devon, une petite fille de six ans, Joanna Mason, est le témoin d'un crime épouvantable. Trente ans plus tard, l'homme qui a été condamné pour ce crime sort de prison.
A Edimbourg, Reggie, qui a seize ans et qui est bien plus futée que les gamines de son âge, travaille comme nounou chez un médecin, le Dr Hunter. Mais quand celle-ci disparaît, Reggie est la seule personne qui semble s'en apercevoir.
En ville, l'inspecteur en chef Louise Monroe est aussi à la recherche d'une personne disparue, David Needler, sans se rendre compte qu'un de ses vieux amis, Jackson Brodie, se précipite vers elle. Il est là pour un séjour qui est sur le point d'être tragiquement interrompu. (4e de couverture).
Impossible de résumer un livre de Kate Atkinson. J'ai lu tous les précédents avec un égal bonheur. Leur construction est complexe et éblouissante. Nous suivons plusieurs personnages et plusieurs pistes sans trop comprendre et à la fin tous les liens se font avec une implacable logique. Les chassés-croisés sont constants et nous tiennent en haleine, les personnages très attachants. J'ai retrouvé avec grand plaisir Jackson Brodie et Louise, toujours aussi teigneuse, déjà vus dans "la souris bleue" et "les choses s'arrangent mais çà ne va pas mieux".
C'est un roman que l'on peut lire comme un policier assez noir, mais c'est bien plus que çà, pétri d'humanité, traversé par un humour ravageur. Cette fois-ci j'ai une préférence pour le personnage de Reggie, petite personne originale et obstinée à retrouver Joanna et le bébé, qui sont devenus tout son univers. Je pourrais vous parler aussi de la description d'une catastrophe ferroviaire comme si vous y étiez, mais le mieux est de vous y plonger, vous ne pourrez plus le lâcher. Il y a une certaine tension tout au long du récit et des évènements inattendus jusqu'au bout. Les personnages secondaires ne sont pas négligés et contribuent à donner beaucoup de vie à l'ensemble.
Extrait : "la porte de son coeur s'était ouverte et était restée coincée et elle avait eu beau pousser dessus de toutes ses forces, elle n'avait pas réussi à la refermer. Elle avait fait tous ses efforts, était même allée jusqu'à prendre rendez-vous dans une clinique mais parfois, une fois que quelque chose est ouvert, çà ne se referme jamais. Toutes les boîtes ne restent pas fermées à clé."
L'avis de Brize Cathulu Cuné Joëlle
Kate Atkinson - A quand les bonnes nouvelles - Editions de Fallois - 2008
22 mars 2009
BON DIMANCHE
21 mars 2009
LA MER, LES FALAISES, LES MOUETTES ...
Si vous n'en avez pas assez, en route pour une nouvelle balade, entre Vaucottes et la valleuse de Vattetot-sur-Mer (près d'Etretat).
Pour les cinéphiles, Vattetot-sur-Mer est le lieu de tournage du documentaire d'Ariane Doublet "Les Terriens".
Bon week-end !































