23 janvier 2009
BLOG EN PAUSE
Je vous quitte pour une huitaine de jours, je vais respirer l'air marin, chez les bretons. A bientôt.
22 janvier 2009
LE TEMPS DE LA SORCIERE
Muté dans le Nord de l'Islande, Einar, le sarcastique reporter du Journal du soir, se meurt d'ennui. D'autant qu'il ne boit plus une goutte d'alcool ! Tout ceci deviendrait vite monotone ... si ce n'étaient ces étranges faits divers qui semblent se multiplier : un étudiant disparaît, des adolescents se suicident ... Einar voit d'un autre oeil cette micro-société gangrénée par la corruption et la drogue (4e de couverture).
Je ne peux pas vous dire grand chose de ce livre, je l'ai abandonné à la 90e page .. çà se traîne, rien ne m'accroche, ni le thème, ni les personnages, ni l'atmosphère. Il n'y a pas qu'Einar qui se meurt d'ennui ! Dommage, je ne demandais qu'à découvrir un polar nordique de plus. Rendez moi Erlandur .... (les fans d'Indridasson comprendront).
L'avis de Michel et de Cathulu, qui ont aimé.
Arni Thorarinsson - Le temps de la sorcière - Editions Métaillé - 2007
21 janvier 2009
FROZEN RIVER
Le mari de Ray, joueur invétéré, disparaît à la veille de Noël, en emportant leurs économies, destinées à acheter le mobil-home de ses rêves. Elle se retrouve seule, sans ressources, avec ses deux fils, dans cette petite ville américaine, à la frontière du Canada.
Une rencontre improbable avec Lila, jeune femme d'origine Mohawk, et la voilà embarquée dans un trafic d'immigrés clandestins. Les risques sont élevés, il faut traverser une rivière gelée, la glace peut céder à tout moment, et la police surveille.
La tension est palpable tout au long du film, les dangers courus par les deux femmes sont considérables. Il y a une atmosphère un peu étrange, peut-être à cause de cette blancheur du paysage, la neige, la glace. Pas de rythme effrené, pas de musique tonitruante, simplement le combat de deux femmes acculées à des actes douteux pour survivre, deux mères prêtes à tout pour assurer le quotidien de ses enfants pour l'une, et récupérer le sien pour l'autre.
Rien de démonstratif dans ce film, la relation entre les deux femmes, difficile au départ, évolue vers une belle solidarité, la réalité est montrée sans pathos, un très bon moment de cinéma. L'actrice principale, Mélissa Léo est formidable.
Grand prix du festival de Sundance.
Réalisatrice : Courtney Hunt.
20 janvier 2009
NOSTALGIE
J'ai dans l'âme un vieux sanctuaire ...
Voilà beau temps qu'on n'y vient plus,
Au matin dire la prière
Et le soir tinter l'angélus
Anatole le Braz - Extrait de "sanctuaire en ruines"
Photos : Abbaye de Jumieges - Seine Maritime
19 janvier 2009
LA DOULEUR
"J'ai retrouvé ce journal dans deux cahiers des armoires bleues de Neauphle-le-Château. Je n'ai aucun souvenir de l'avoir écrit. Je sais que je l'ai fait, que c'est moi qui l'ai écrit, je reconnais mon écriture et le détail de ce que je raconte, je revois l'endroit, la gare d'Orsay, les trajets, mais je ne me vois pas écrivant ce journal. Quand l'aurais-je écrit, en quelle année, à quelles heures du jour, dans quelle maison ? Je ne sais plus rien" (extrait 4e de couverture).
Ce livre est composé de plusieurs textes évoquant les premiers temps de la libération et l'activité de résistante de Marguerite Duras. Le texte le plus fort est celui qui a donné son titre à l'ensemble "la douleur".
A propos de cette épreuve, Marguerite Duras parle elle-même "d'un désordre phénoménal de la pensée et du sentiment", c'est exactement l'impression que j'ai eue à la lecture. J'en suis sortie complètement sonnée. Son mari, Robert L. a été arrêté et déporté. Est-il vivant, est-il mort quelque part en Allemagne où les combats ne sont pas terminés ? Et s'il revient, dans quel état ? Les premiers libérés rentrent, elle essaie désespérément d'avoir des informations. Elle est tenaillée par une douleur indicible, paroxystique. L'écriture est sèche, les phrases courtes. C'est violent et brutal. On sent un décalage très grand entre une population en joie et celles qui attendent .. attendent jour après jour.
Les autres récits mettent en scène un agent de la Gestapo, un milicien, un étranger et évoquent les premières épurations. Je les ai trouvés troublants, mais l'époque était fort troublée.
Ce livre a soulevé suffisamment de questions chez moi pour que j'ai envie maintenant de lire sa biographie par Laure Adler.
A noter que "la douleur" a été interprétée au théâtre des Amandiers par Dominique Blanc fin 2008. Il y a une tournée qui ne passe hélas pas dans ma région, je pense que la comédienne doit être excellente.
Marguerite Duras - La douleur - Gallimard - 1993
18 janvier 2009
BON DIMANCHE
Alena Diane
16 janvier 2009
NUIT
Le ciel d'étain au ciel de cuivre
Succède. La nuit fait un pas.
Les choses de l'ombre vont vivre.
Les arbres se parlent tout bas.
Le vent, soufflant des empyrées,
Fait frissonner dans l'onde, où luit
Le drap d'or des claires soirées,
Les sombres moires de la nuit.
Puis la nuit fait un pas encore.
Tout à l'heure, tout écoutait.
Maintenant nul bruit n'ose éclore ;
Tout s'enfuit, se cache et se tait.
Tout ce qui vit, existe ou pense,
Regarde avec anxiété
S'avancer ce sombre silence
Dans cette sombre immensité.
C'est l'heure où toute créature
Sent distinctement dans les cieux,
Dans la grande étendue obscure,
Le grand Etre mystérieux !
Victor Hugo.
14 janvier 2009
CLIN D'OEIL ...
... à Véronique, ma chère Pyrénéenne, qui depuis quelques jours nous régale de ses photos prises en montgolfière, au dessus de la vallée de la Dordogne. Il se trouve que j'étais dans la même région cet été, mais en bas, et j'admirais les mêmes montgolfières qui s'élevaient dans le ciel tous les soirs. Allez donc y faire un tour, c'est étonnant ce que l'on voit de là-haut ..
Le château de Beynac
La Roque Gageac
13 janvier 2009
QUAND TU ES PARTI
Hospitalisée dans un coma profond, Alice se souvient : de l'amour fou avec John, un journaliste, fils d'un juif intégriste qui l'a renié ; de l'étrange enfant, puis de l'adolescente fragile et rebelle qu'elle a été ; de l'affection de sa grand'mère Elspeth et des heurts avec sa mère, Ann, beauté froide et énigmatique. Et tandis que toute la famille guette le moindre signe d'espoir, la genèse du drame affleure. (4e de couverture)
Lorsque j'ai terminé la lecture de "la disparition d'Esme Lennox" j'étais tellement séduite par l'auteur que je n'avais qu'une envie, en lire un autre le plus vite possible. C'est chose faite avec "quand tu es parti" qui est son premier roman. Je précise tout de suite que j'ai aimé autant celui-ci. Nous retrouvons les thèmes des non-dits, des secrets, des relations compliquées au sein des familles et de l'impossibilité de surmonter certaines pertes.
Le roman est très bien construit, dès le départ nous savons qu'Alice a vu quelque chose qui l'a bouleversée le jour de son accident, mais quoi ? L'histoire est reconstituée sans chronologie, nous passons d'une époque à l'autre, d'un personnage à l'autre. Je me suis habituée très vite à ce style de narration et je n'arrivais pas à lâcher le livre. Les personnages sont très bien décrits et attachants (sauf la mère en ce qui me concerne !), la grand mère d'Alice, ses deux soeurs, son amie Rachel, John son grand amour ..
L'histoire va crescendo, nous comprenons petit à petit ce qui a amené Alice sur ce lit d'hôpital, je dois avouer que j'ai lu les dernières phrases en frissonnant .. un excellent moment de lecture.
L'avis de Cuné et Angelica qui ont aimé également.
Quand tu es parti - Maggie O'Farrell - Editions Belfond - 2000
11 janvier 2009
VALLEE DE SEINE
Une autre balade en vallée de Seine, un peu plus loin que la première fois, avec un froid polaire, un soleil un peu pâle et un peu de brume. Pas de promeneurs en semaine, seulement la nature et le calme.
la petite église de Portejoie (XVIe)
le soleil n'est pas couché, mais la lune se montre déjà ..
BON DIMANCHE ..


















































